L’impatience, colère et rumination…ébauche

L’impatience, la colère, la rumination…

Cet article est une ébauche, je pense l’améliorer par la suite, un constat brut issu d’une intuition….

Partons d’un constat déjà évoqué au sein des articles précédents, LA POSSESSION (une notion qui fera d’ailleurs le sujet d’autres articles).

  • Possession = Posséder = Avoir = Obtenir, Vouloir ou Vouloir que…
  • Ce que nous avons = Ce qui est
  • Ce que nous voulons avoir = Ce qui devrait être

Rappel :

  • Instinct de survie = lutter pour vivre
  • Instinct d’exister = lutter pour exister
  • Egocentrisme = TOUT centrer sur « MOI »
  • SOI individuel = MOI = Privilégier l’individu
  • SOI collectif = NOUS = Etre en harmonie avec le collectif

L’impatience…Pour ma part l’impatience est issue de la croyance que ce qui est n’est pas ce que l’on devrait avoir…La confusion entre ETRE et AVOIR. « Ce qui est » contre « Ce que je devrais avoir », en n’acceptant pas ce qui est et en souhaitant avoir ce qui devrait être (d’ailleurs on pourrait mettre en avant cette notion de pourquoi MOI je n’ai pas ce que je veux…MOI MOI MOI je suis en droit d’avoir cela….Un peu de ressemblance avec les caprices d’un enfant, vous ne trouvez pas ?) on crée une LUTTE contre ce qui est et cela va engendrer un conflit, avec libération d’énergie qui va nourrir cette non acceptation et renforcer cette croyance que l’on doit avoir autre chose…De par cette conception que l’on est en droit d’attendre autre chose, alors on espère, on « attend » (la notion d’attente est primordiale car l’homme attend toujours quelque chose, un retour bénéfique, ce qu’il mérite, mérite basé sur une conception de ce qui devrait être…) quelque chose de MIEUX que ce qui est…Cette attente ayant un objectif créé de toutes pièces par MOI qui n’accepte pas ce qui est, provoque une réaction que l’on nomme IMPATIENCE. Pourquoi attendre aussi longtemps, pourquoi perdre « MON TEMPS » (encore la possession, on y reviendra) dans « ce qui est » alors que je pourrais avoir mieux.

Ce refus du moment présent, de « ce qui est » engendre alors l’impatience, cette impatience, cette volonté d’avoir autre chose va se transformer alors en incompréhension car je ne comprends pas pourquoi je n’obtiens pas ce que je veux étant donné que c’est ce que je mérite. Cette incompréhension va donc donner naissance à l’insatisfaction et n’ayant pas ce que je mérite je ne vois pas pourquoi je ne le ferai pas savoir, en règle général, faire savoir ce que l’on pense mériter passe le plus souvent par une forme de conflit qui s’exprime par la colère, colère démontrant notre insatisfaction globale vis-à-vis de la situation qui ne nous convient pas car nous pensons que l’on est en droit d’attendre autre chose de la part de la situation présente…

Revenons sur la notion de « posséder » et étendons là à la possession de la souffrance (je tiens à préciser et je pense l’avoir déjà démontré au sein d’un article, que la souffrance n’est qu’une illusion, qu’elle n’existe que parce qu’on lui donne vie, on lui donne consistance par l’identification et l’attachement à ce que l’on croit être ou ce que l’on croît que les autres sont…Une personne vous dit une chose, vous étiquetez cette chose avec une valeur négative, vous validez intérieurement ce qu’elle vous dit sans vous rendre compte qu’en réalité ce que cette personne vous dit n’est qu’une conception, une illusion et non ce qui est, en y attribuant une valeur vous vous identifiez alors à cette valeur et vous y croyez réellement, alors cette valeur négative engendre la souffrance qui n’est qu’une illusion basée sur une illusion…)…Bref, s’accaparer la souffrance, en faire MA souffrance, croire qu’elle est à « MOI » et à personne d’autre fait naître la notion que je suis le seul à pouvoir comprendre et vivre cette souffrance.  JE SUIS seul, isolé. Cette idée de souffrance individuelle qui n’appartient qu’à un seul individu engendre alors encore plus de solitude et d’isolement, d’incompréhension aussi car comment l’autre peut-il comprendre ce qui m’est personnel et comment puis-je comprendre ce qui lui appartient, d’ailleurs j’aimerais bien que ce qui lui appartient et n’occasionne point de souffrance m’appartienne aussi, pourquoi serait-il le seul à le posséder cela….

De par cette notion de possession, nous décuplons la notion d’isolement attachée à la possession individuelle de ce qui est… Or ce qui est n’est pas individuel car « ce qui est » est le TOUT et n’appartient donc à aucun d’entre nous…Cet isolement nous apporte son lot de rumination lié à ce que nous n’avons pas pu trouver la solution à notre souffrance soi disant INDIVIDUELLE, cette insatisfaction grandissante de nous même nous pousse alors à vouloir autre chose que ce que nous avons (posséder pour exister, posséder qui remplace simplement être d’où ce voile sur nos existences) et par conséquent renforce encore plus l’insatisfaction vis-à-vis de la situation globale de notre existence et lorsque l’on est insatisfait, on le fait savoir comment ???? Ah oui par la colère…

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