Avoir le choix???

Que signifie réellement « avoir le choix » ? Avons-nous le choix ou bien créons nous le fait de choisir ?

Le simple fait d’avoir le choix c’est déjà en lui-même une division car si l’on doit choisir c’est au minimum entre 2 éléments et pour réaliser ce choix il est évident de COMPARER. Comparer pour peser le POUR et le CONTRE, et surtout faire le point entre ce que l’on a déjà, ce que l’on va GAGNER d’un côté et PERDRE de l’autre à cause d’un mauvais choix (JUGEMENT d’emblée sur la possibilité de mal choisir sans même savoir ce qui va arriver…CURIEUX NON ???).

On voit clairement émaner 3 éléments en réalité :

  • Ce que l’on a
  • Ce que l’on peut gagner
  • Ce que l’on peut perdre

« Ce que l’on a » : C’est pour nous essentiel d’avoir, on A déjà quelque chose auquel on s’est identifié donc attaché vu que c’est à MOI (tout en sachant qu’en réalité on n’a RIEN car si vous en êtes à ce post vous avez VU que l’on ne possède que des images…).

« Ce que l’on peut gagner » : GAGNER, AVOIR, ACQUERIR, POSSEDER…Eh oui toujours la possession, j’ai déjà et je veux plus sinon cela ne m’apparaît point comme utile à choisir. Si je peux AVOIR PLUS, alors je me sentirais BIEN, mon bien-être sera amélioré par l’acquisition de PLUS. Remarquez bien que l’on est uniquement dans du potentiel vu que l’on n’a même pas encore fait de choix car on analyse pour choisir justement, on analyse sur ce que l’on imagine qu’il pourrait arriver si on faisait un choix plutôt qu’un autre…Cela fait beaucoup de POTENTIELLEMENT, NON ?

« Ce que l’on peut PERDRE. » : Cela devient un peu notre ligne de mire…J’ai et je ne peux surtout pas perdre ce que j’ai ni ce que j’aurais pu avoir en faisant l’autre choix sans même savoir en réalité si l’autre choix nous permettrait d’AVOIR ???

Bref, à partir de tout cela on se met donc à réfléchir, analyser, peser le POUR et le CONTRE, rechercher une solution qui nous permettrait soit de rien perdre ou le moins possible soit, et surtout, DE GAGNER PLUS.

ET tout cela sans même savoir ni voir réellement ce qu’il adviendra en optant pour un choix ou un autre vu que l’on est seulement dan le potentiel.

Bien souvent, il faut bien admettre que le simple fait de faire un CHOIX devient une souffrance à part entière, un obstacle INSURMONTABLE car tellement de PRESSION, pression provenant uniquement de ce choix…Ou pression ne provenant que de l’image que l’on produit des futurs potentiels issus d’un choix en comparaison d’un autre, en jugeant tel ou tel choix MIEUX ou MOINS BIEN qu’un autre, voire en JUGEANT les choix avec une même valeur donc comment choisir ????

Cette situation de CHOIX nous pousse alors à séparer les éléments entre eux, nous séparer de ces éléments que nous avons séparés et renforce alors la déchirure, DIVISION en nous bloquant totalement pour enfin AGIR…

Mais attendez un peu…Je me trouve face à UN CHOIX ou bien je me trouve face à une ACTION ?

Un choix, comparer, isoler, juger, imaginer, analyser, réfléchir en se basant sur des images de futurs qui n’existent même pas, conserver ce que l’on a, acquérir toujours plus…TOUT cela ne serait-il pas le fait de notre MENTAL qui ne peut agir mais seulement réagir face à « ce qui est » car « ce qui est » ne lui plaît pas donc il est essentiel de rechercher un « ce qui serait » préférable et nous apportant PLUS que « ce qui est » ?

Si l’on part du principe SIMPLE qu’en réalité on ne POSSEDE RIEN, on n’a RIEN mais que l’on EST ENTIER, on est TOUT sans avoir besoin de posséder, d’avoir et que seul le mental qui est fragmenté, divisé recherche à devenir ENTIER par la possession. Si l’on voit clairement tout ce processus, existe-t-il encore une situation ou un CHOIX s’impose à nous ?

La véritable liberté, la PAIX apparaît quand il n’y a plus de choix, plus de comparaison entre ce que l’on peut gagner ou perdre, plus de recherche pour obtenir PLUS ou perdre moins.

Quand on est pleinement ATTENTIF à l’ETRE et non à l’AVOIR alors on ne fait plus face à des choix mais juste face à une action, UNE ACTION JUSTE qui ne requiert point de jugement, de comparaison, au sein de laquelle on accepte que l’on ne sait pas et au sein de laquelle on LACHE PRISE pleinement sans PEUR de PERDRE.

AGIR, c’est être en harmonie avec ce que l’on EST pas avec ce que l’on croît avoir, nul besoin de choisir ce que l’on pourrait avoir, simplement accepter d’ETRE.

Agir ne fait pas entrer de comparaison, de jugement, c’est VOIR que quoiqu’il arrive on n’a aucun besoin d’AVOIR, de GAGNER PLUS, de PERDRE, simplement d’être et d’accepter que « ce qui sera » ne sera ni mieux ni moins bien que « ce qui est » et ce que l’on sera ne sera ni mieux ni moins bien que ce que l’on est déjà étant donné que l’on EST pleinement entier. Et VOIR et ACCEPTER pleinement que chaque moment présent est le plus beau des moments et le seul moment où l’on peut AGIR PLEINEMENT sans ressentir de PEUR.

Ce qui pose problème lorsque s’offre à nous un soi disant CHOIX, ce n’est pas de CHOISIR car dés que l’on met en place une analyse basée sur une comparaison et des jugements, on est dans le mental, dans l’inconscience totale et la réalité est simple, c’est NOUS qui avons crée cette situation de CHOIX DIFFICILE. La réalité est simple, on n’a pas à choisir, on peut simplement AGIR en harmonie avec ce que l’on EST et non pas ce que l’on veut ou croit AVOIR. Le problème n’existe pas, nous avons produit le CHOIX, produit la comparaison, le jugement, l’inaction totale qui nous paralyse et nous fait croire que « ce qui est » est si complexe, si TERRIBLE.

Pourquoi ne pas simplement AGIR dans l’ETRE, l’acceptation pleine et entière que quelque soit l’action qui sera posée, elle le sera en accord avec l’ETRE ENTIER que je suis et donc sans aucune peur d’avoir peu ou de perdre vu que JE SUIS déjà. AGIR sans imaginer ce qu’il pourrait arriver vu que je ne sais RIEN et que de ne pas savoir n’est pas important, c’est d’ETRE qui est essentiel, ACCEPTATION et LACHER PRISE pour enfin ETRE pleinement dans l’ACTION JUSTE en harmonie avec ce que l’on est.

L’absence d’action occasionne une réaction automatique, l’absence d’action marque l’absence de l’ETRE, l’absence de conscience de « ce qui est »…ET sans conscience est-ce réellement un choix ou bien une résignation ?

Bien souvent c’est la résignation qui nous pousse à opter pour un sens ou l’autre, cette résignation donne naissance alors à une rumination importante, celle du regret de ne pas avoir choisi, ou de croire d’avoir fait le mauvais choix. Cela nous ancre dans un état d’esprit mélancolique, nostalgique de ce que l’on aurait pu avoir en faisant telle ou telle chose que l’on a simplement imaginée. On se sent alors lésé, on a PERDU tellement comparé à ce que l’on aurait dû avoir…

Tout cela pour notre inattention totale, notre manque de conscience totale, notre absence d’être remplacé par notre désir d’AVOIR PLUS…

Avoir conscience de ce mécanisme est essentiel pour ETRE 🙂

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