C’est MAL de se faire du BIEN :)

C’est Mal de se faire du Bien…

  • Le bien, le Mal, voilà de vastes notions n’est-ce pas ?
  • En réalité ces deux notions ne sont-elles pas terriblement limitées ?
  • Y a-t-il LE Bien et LE mal ou DES Bien et DES Mal.
  • Un BIEN peut-il devenir MAL ?
  • Un MAL peut-il devenir BIEN ?
  • Quelle est l’origine profonde du BIEN et du MAL ?

Contrairement aux habitudes de ce blog, commençons par une petite histoire…Je tiens d’avance à m’excuser pour le manque d’envolée lyrique au sein de cette histoire mais je dis avouer qu’écrire des petites histoires n’est pas mon fort J

 

« Un enfant se promène, il est pensif, il pense à des tas de choses, un goûter, qu’il mérite après une journée d’école aussi bien remplie. L’odeur de ce gâteau cuisiné avec amour par se maman et dont il se délectera prochainement. Il est joyeux et observe les oiseaux en train de virevolter dans le ciel au dessus de lui, et il se dit qu’il aimerait être l’un d’entre eux, libre, léger, aérien pour enfin pouvoir voir la terre depuis ces hauteurs. Au fur et à mesure de son chemin il est de plus en plus joyeux, pensif et heureux, il aborde alors un passage qu’il a déjà franchi à de nombreuses reprises, une route qu’il connaît par cœur et qu’il doit traverser comme chaque jour il a l’habitude de le faire…

Un homme est au volant de sa voiture, il est stressé, angoissé car dans son travail tout ne se passe pas comme il le souhaiterait. Il est en retard dans la préparation de ses dossiers de commande et il sait que son chef l’a en grippe ces derniers temps depuis son dernier travail rendu déjà en retard. Il est accaparé par tout cela et ne se rend pas compte qu’il est en train d’accélérer plus que de coutume…

L’enfant arrive au bord du trottoir et sans jeter un œil, il s’engage sur la route…

L’homme est trop absorbé par ses pensées également pour voir un petit garçon qui traverse devant lui sans attention…

L’homme ne peut freiner, le garçon est tétanisé…

Et ce qui doit arriver arrive, c’est ainsi que 2 vies basculent dans l’horreur en une fraction de secondes, ainsi que s’achève, prématurément la vie de ce jeune garçon qui aurait tant aimé sentir l’odeur du gâteau de sa maman, voir les oiseaux virevolter encore dans ce ciel si bleu…Mais la vie en a décidé ainsi et ce jeune garçon ne pourra pas savoir ce que son futur lui réserve, ne pourra pas vivre au-delà de ses terribles secondes…

C’est ainsi qu’Adolf Hitler, jeune garçon plein de vie périt en ce jour fatidique… »

 

Certes, une histoire imaginaire comme celle-ci pourrait être le début d’un livre des plus intéressants, mais pour ma part elle permet de mettre en avant le sens profond de ces notions de BIEN et de MAL.

Pour nous, actuellement et ayant le recul de tout ce qu’il s’est produit, de tout ce qu’a engendré cet individu qu’est Hitler au cours de sa vie, cette histoire pourrait au final être qualifiée de BIEN car après tout il n’y aurait plus toutes ces vies humaines perdues dans un maelstrom d’horreur.

Mettons nous à la place du chauffeur, des amis, de la famille à la date précise où cette tragédie de l’accident de voiture aurait pu se produire. Pour eux, le futur n’existe pas et donc comment pourrait-il envisagé ne serait-ce qu’une seconde toutes les horreurs qui auraient été commises par ce jeune garçon ? Donc pour eux ceci est une tragédie sans nom, une horreur indicible, c’est tellement MAL…

Une même histoire qui pourrait être vue comme BIEN ou comme MAL selon le référentiel choisi, curieux, non ?

Une introduction particulière pour un sujet particulier, n’est-ce pas ?

Reprenons et ramenons le sujet à « ce qui est » ou plus précisément à « ce que nous croyons être ».

Pour nous, le BIEN et le MAL sont deux notions parfaitement définies…Définies donc délimitées, encadrées, mais encadrées par QUOI ?

Notre éducation, les règles dictées par la société, notre vécu, notre ressenti, nos expériences, etc. Donc ces deux notions sont encadrées par le PASSE !

Or comme je n’ai de cesse de ne le dire, le PASSE a été et n’existe plus et nous ne conservons que des IMAGES de ce passé. Ces images sont en plus jugées, étiquetées, analysées, comparées entre elles, des objets / formes possédées par JE, MOI, des éléments vus comme extérieurs que JE, MOI veut s’approprier, sans oublier que ce passé ne nous convient guère en règle général et il est alors source d’une lutte, d’un conflit intense (souvent issu de la comparaison entre « ce qui est » et « ce qui devrait être »).

Bref, ce passé est un assortiment d’images issu de notre vision limité de « ce qui est » donc ce passé est limité or nous venons de voir que c’est ce passé qui encadrait nos notions de BIEN et de MAL…Donc le BIEN et LE MAL sont aussi limité que notre passé !

N’oublions que j’ai indiqué que nous avions un assortiment d’images, donc notre passé est limité mais il est aussi fragmenté. Cette fragmentation engendre l’instabilité et une structure sans cesse en train de changer, structure fragmentée sans cesse en train de fuir cette instabilité dont elle est elle-même à l’origine…

Donc le BIEN et le MAL sont deux notions LIMITEES et INSTABLES de par le cadre qui définit ces notions…

Simplement, nous venons de démontrer que le BIEN et le MAL sont des images limitées et instables, alors pourquoi sommes-nous tant ancré à ces notions ? Et pourquoi sont-elles devenues si importantes pour nous ?

Souvenez-vous d’une chose, d’un MOT…JUGEMENT !

Nous jugeons en permanence (nous même, les autres, TOUT) car nous croyons réellement que TOUT « ce qui est » est extérieur à JE, MOI, ce que nous croyons être !

C’est ce jugement qui est à l’origine du BIEN et du MAL !

Ce jugement permettant alors au centre (JE, MOI) d’avoir un cadre de référence pour lui permettre d’évoluer en toute sécurité, de façon confortable au sein d’un cadre qu’il a lui-même produit. Il produit ce cadre car il se sent extérieur à TOUT et cela engendre l’isolement et la sensation d’être perdu donc il a besoin d’un repère, d’un cadre.

Le centre a produit ce cadre, mais peut-il en sortir ?

Il ne le peut pas…sortir de ce cadre reviendrait à s’exposer à l’INCONNU, au sein de ce cadre tout est CONNU, sécuritaire, confortable car TOUT est contrôlable ! et sortir de ce cadre reviendrait à VOIR que l’on ne peut rien contrôler, rien d’autre que ce cadre que l’on a nous même produit…Sortir de ce cadre ou songer à sortir de ce cadre engendre LA PEUR…cette PEUR étant notre garde fou pour ne pas avoir à faire face à « ce qui est ».

Les piliers du cadre que nous avons construit sont : LE BIEN ET LE MAL ! De par ces notions, notre cadre est défini, limité et sécuritaire.

Voilà pourquoi nous nous attachons fortement à ces notions, voilà pourquoi nous vivons d’une façon limitée, LIMITES IMPOSEES PAR NOUS MEME, contrôlé par la PEUR d’aller au-delà de ces LIMITES. Un profond désir nous habite, celui de garder le contrôle, ce désir engendre LA PEUR la plus grande qui soit, la peur de PERDRE LE CONTROLE…

Donc pour conserver ce cadre, nous nous ancrons au JUGEMENT, ce même jugement nous amène alors à renforcer nos limites, ces limites nous ISOLANT de plus en plus de TOUT « ce qui est », cet isolement nous amenant encore plus d’insécurité et l’insécurité nous poussant alors à renforcer notre cadre…LE SERPENT QUI SE MANGE LA QUEUE !!!!

TOUT CE QUI EST, n’est pas limité (seule notre vision l’est…)

TOUT CE QUI EST n’est pas à être contrôlé

Nous sommes gouvernés par un mécanisme qui est limité, limitant TOUT et essayant de contrôler TOUT…

Mais un mécanisme qui est lui-même ce TOUT et qui évolue au sein de ce TOUT…

Voilà l’origine de la dualité, un centre image qui collectionne les images et qui s’isole en se percevant comme extérieur à TOUT, recherchant à limiter TOUT pour mieux contrôler TOUT

Cette vision limitée de ce faux centre produit alors un cadre pour limiter « ce qui est » afin de pouvoir le posséder pour mieux le contrôler et donc assurer la stabilité de sa vision et ainsi faire naître une fausse SECURITE.

Acceptez que l’on ne sait rien, que l’on ne contrôle rien, que l’on ne possède rien, que TOUT est illimité, sans aucun cadre.

Acceptez que ces notions de BIEN et de MAL ne sont que des images limitées et instables produites par JE, MOI afin de se sentir en sécurité au sein d’un espace qu’il considère comme instable et inconfortable qui est en fait la projection de « ce qu’il est » ou plutôt « ce qu’il croit être » sur « ce qui est »…

Ce qui vous semble, ce qui vous apparaît comme BIEN ou MAL n’est qu’une vision limitée produite par vous-même que vous projetez sur « ce qui est » pour croire que vous pouvez alors en avoir le contrôle…

De par ce jugement vous ne faite que renforcer la croyance que vous êtes LE CENTRE qui contrôle, extérieur à TOUT « ce qui est » ; le centre apte à juger ce qui doit être et ce qui ne doit pas être !

Acceptez tout cela et commencé par vous voir pour ce que vous êtes pas pour ce que vous jugez être…

bien ou mal

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s