Limitons nous…

Limitons nous…

Comment vivre sans limite quand on est habitué à vivre limité ?

Est-ce nos limites qui ont produit l’habitude ou bien est-ce par habitude que nous produisons nos limites ?

Pourquoi ressentons-nous ce besoin de nous limiter ?

Pourquoi sommes-nous tant attaché à ces limites qui nous emprisonnent ?

Créer des limites revient à définir un périmètre, un cadre, celui-ci permettant alors de définir un espace clos au sein duquel nous pouvons évoluer en toute sécurité. Un espace clos, limité, encadré que l’on connaît. Ce connu nous permettant alors de nous faire ressentir un confort, une SECURITE.

  • Mais qu’arrive-t-il lorsque ce cadre se transforme en barrière insurmontable ? Quand cet espace se transforme en prison ?
  • Et si ces mêmes limites étaient à l’origine de l’ennui, la confusion, le désordre, l’insécurité et au final si ces limites étaient à l’origine même de la PEUR ?
  • Et qu’adviendrait-il si nous étions mis en face du simple fait que nous seuls avons produit ces limites ?
  • Et si tout simplement, il suffisait de VOIR que nous sommes les créateurs de ces limites pour s’en libérer ?

Voyons quelques unes de ces limites…

La première qui est la plus évidente est l’image que nous avons de nous même, associée à l’image que les autres ont de nous…Au final est-ce la seule et même chose ou bien est-ce réellement 2 images différentes ?

L’image que nous avons de nous même est en réalité la même image que nous croyons que les autres ont de nous vu qu’en réalité on ne sait pas qu’elle image ils ont de nous mais que l’on projette l’image que nous nous faisons de nous même sur les autres. Prenant cette image pour l’image qu’ils ont de nous et cela est une certitude…

Je ne développerai pas la raison pour laquelle l’image que nous avons de nous même est limitée ici car je l’ai déjà fait au sein d’autres articles et mon but n’est pas de reproduire cela ici. N’oubliez pas que votre image est issue du passé que vous avez soi disant vécu alors qu’en réalité vous n’avez fait que jugez, comparé, analysé, etc. Donc aucunement vécu pleinement donc ce passé est très limité…donc votre image aussi !

Autre limitation, la notion de BIEN et de MAL développé au sein d’un article précédent. Ces deux notions sont limitées et instables.

Une autre limite, que je n’ai pas abordée au sein de mes précédents articles mais qui est reliée aux notions de bIEN et de MAL, est LA CULPABILITE.

Pourquoi nous sentons-nous coupable ?

A chaque fois que vous dites, faites ou pensez quelque chose qui n’est pas en accord avec l’image parfaite que vous avez produite de ce que vous aimeriez être, alors vous vous sentez coupable. L’absence de bienveillance, de pardon instantané associé à la rumination perpétuelle de l’image de ce que l’on devrait être comparée à ce que l’on est, l’attribution d’une valeur à tout cela, valeur que l’on va ensuite comparer à la valeur de référence (BIEN / MAL) puis juger comme étant inacceptable car n’étant pas la valeur de référence…Ne trouvez-vous pas cela LIMITE ?

Ajoutons « Les croyances »…CROIRE QUE…PENSER QUE…ne sont-elles pas des limites ?

L’attachement à tout ce système de croyance, renforce ces limites établies par la croyance…Car sans ces croyances, que reste-t-il ?

Et les relations ? Pourquoi les relations sont-elles limitées ?

Mais tout simplement parce que nous n’établissons de relation qu’entre des images, l’image que j’ai de MOI avec l’image que l’autre à de son MOI…Pensez-vous sincèrement que ce genre de relation n’est pas limitée ?

Bref, vous êtes totalement centré sur toutes ces images limitées et vous croyez réellement que c’est « ce qui est ». Or tout cela est issu d’un centre qui est une image collectionnant les images de ce qu’il considère comme extérieur à lui. Ce faux centre accumule toues ces images limitées car ce ne sont que des images. Ce faux centre est donc un ensemble hétérogène d’images limitées, ce faux centre est FRAGMENTE et chaque FRAGMENT EST limité, limites uniquement projetées par ce faux centre lui-même n’ayant qu’une vision limité de ce qu’il croît être.

Donc vous êtes un ensemble fragmenté avec des limites pour chaque fragments…DONC au final vous êtes un ENSEMBLES DE LIMITES limité !!!!

Et au fur et à mesure de votre soi disant quête de compréhension, du pourquoi, du comment, vous accumulez de plus en plus d’éléments limités et vous ne faites qu’augmenter le nombre de limites d’un ensemble déjà fortement limité.

Vous voyez bien que c’est par habitude que vous produisez vous-même vos propres limites !

Vous êtes un centre qui n’existe pas, qui considère TOUT comme extérieur à lui, qui collectionne des images de « ce qui est » et ce faisant limite « ce qui est ». Donc vous définissez vous-même ces limites, limites qu’ensuite vous définissez comme vos propres limites par appropriation de ces images, attachement et identification…Et tout cela pour conserver le contrôle de « ce qui est », contrôle qui vous assurera la sécurité !

Mais quand vous êtes face à « ce qui est », bien souvent vous n’aimez pas VOIR « ce qui est » et donc vous refusez « ce qui est ». Ce refus fais que vous allez jugez « ce qui est » comme à ne pas être et donc vous allez de par votre vision limité « ce qui est » à « ce qui devrait être ». Cette vision limitée que vous projetez sur « ce qui est », vous fait percevoir « ce qui est » comme un obstacle à « ce qui devrait être » et donc vous allez lutter contre « ce qui est » en vous basant sur la limitation que vous impose « ce qui est »…Alors que c’est vous-même qui avez limité « ce qui est » !!!

Donc la lutte que vous engagez contre « ce qui est » est en réalité une lutte contre vous-même ???

JE contre MOI

 Comme je le précise au début de cet article, vous avez-vous-même produit ce mécanisme de formation des limites pour pouvoir contrôler plus facilement chacune des images que vous avez également produites.

Tout cela avec pour seul objectif de vous rassurer, vous sentir en SECURITE.

Ce faux centre que vous croyez être n’a d’autre objectif que de comprendre pourquoi il est extérieur à TOUT, pourquoi il se sent si isolé de TOUT, pourquoi il existe…

Tant de pourquoi sans avoir réellement de parce que…

TOUS ces pourquoi engendre alors LA PEUR et pour LIMITER LA PEUR (née de la perception, de la croyance, de l’image d’être totalement seul, perdu et extérieur à TOUT), il est essentiel, nécessaire de trouver des réponses.

Pour trouver ces réponses, le centre doit OBSERVER et crée cet état d’observateur, dissocié du TOUT, le rendant encore plus extérieur à TOUT et donc augmentant son isolement.

Outre le fait d’observer, il est essentiel de comprendre ce qu’il observe, donc cela passe par l’ANALYSE, LA COMPARAISON, LA CATEGORISATION, car pour mieux analyser et comparer, il est essentiel de classer, de catégoriser afin de pouvoir étiqueter chaque élément pour mieux les comparer entre eux…

Tout cela permet au centre de définir un CADRE car chaque élément étant bien défini, alors des limites claires peuvent apparaître formant un cadre.

Un cadre qui enfin permet de définir un espace clos, un espace de confort, de sécurité comparé à TOUS ces éléments extérieurs, au TOUT qui est illimité et qui selon le centre représente l’insécurité étant donné que ce faux centre ne peut contrôler ce TOUT…

  •  Etes-vous sûr qu’au sein de ce cadre, que vous avez produit, vous vous sentez en totale sécurité ?
  • Est-ce que ce cadre vous permet de vous sentir moins isolé ?
  • De par ce cadre, de par ces limites, n’augmentez-vous pas l’isolement ? N’augmentez-vous pas la sensation d’être encore plus extérieur à TOUT « ce qui est » ?

 Ce cadre limité devient en réalité l’origine d’une DIVISION encore plus forte entre « ce que vous êtes » et « ce que vous croyez être ».

Enfermé dans ce cadre que nous connaissons, LE CONNU, nous avons alors produit une vision du TOUT comme étant hors de ce cadre donc comme étant L’INCONNU, donc le TOUT devient l’insécurité et cela a donné naissance à LA PEUR !

  • S’il n’y avait pas de cadre, est-ce que ces notions de connu et d’inconnu existeraient ?
  • S’il n’y avait pas de cadre, aurions-nous PEUR ?

Nous avons construit ce cadre de par la croyance en ce centre, ce JE, MOI qui n’est autre qu’une image.

Toutes ces croyances se sont alors transformées en limites, limites qui ont dessinées un cadre.

Et tout cela est issu d’un centre qui n’existe pas et qui croît devoir rechercher une raison à son existence…Toutes ces limites issues d’une image sont devenues réelles, des certitudes.

Tout cela a transformé « ce qui est » en « ce que nous croyons être » et « ce que nous croyons être » en « ce que nous sommes… »

La fin de la croyance ouvre les portes de « ce qui est »

VOIR qu’il n’y a pas de centre qui observe, VOIR que ce qu’il croît observer est en réalité « ce qu’il est », VOIR que l’on est RIEN c’est VOIR que l’on est ILLIMITE sans aucun cadre, sans aucune limite, c’est voir que l’on est TOUT…

Alors, vous êtes toujours convaincu d’être un centre qui doit rechercher « QUI IL EST » ou bien êtes vous prêt à accepter « ce que vous êtes » ?

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