Reflet…

L’indifférence, la difficulté de comprendre l’autre, d’accepter l’autre, l’absence de compassion, sommes-nous prêt à voir la raison profonde de ces comportements ?

 Nous pouvons désormais VOIR que l’on est totalement centré, égocentré sur JE/MOI, que nous ne vivons dans un monde qui n’est que le REFLET de ce que l’on croit être.

Que l’on est totalement identifié à ce JE/MOI et qu’il est délicat de remettre en question l’existence de ce JE/MOI auquel on s’est identifié car il est la seule et unique certitude dans notre monde, la certitude que la stabilité est dans un monde où tout est impermanent, de par ce que l’on vit via ce JE/MOI, cela nous démontre par les émotions, les pensées, la conscience de MOI, en permanence que l’on existe de par ce JE/MOI.

Même si nous pouvons comprendre par une réelle introspection le VIDE DE SENS absolu de ce JE/MOI, même si l’on peut le VOIR, il est pourtant si délicat de l’ÊTRE.

Même si nous voyons que le seul et unique problème, la racine profonde de notre mal-être, de nos souffrances, de nos croyances, de nos recherches, de nos insatisfactions, de notre avidité, de tous ce qui nous empêche de VOIR « ce qui est », c’est cette identification à ce « JE/MOI ».

Il reste une chose qui nous apparaît comme la plus difficile, c’est ÊTRE ce VIDE afin de VOIR qu’il est illusion totale issu de cette identification à ce « JE/MOI ».

Pourquoi est-ce si délicat ?

Tout simplement parce qu’il est difficile de VOIR et de VIVRE que tout ce à quoi l’on s’était identifié n’est que du VIDE, et que ce VIDE est en permanence devant NOUS.

Tout ce que nous vivons n’est que le reflet de ce que nous sommes, lorsque nous sommes en soi-disant relation avec les autres nous sommes en réalité en relation avec ce JE/MOI qui n’existe que PAR ET POUR lui. Et qui projette ce qu’il est partout car c’est ainsi qu’il EST, centré sur LUI car n’ayant de cesse de chercher à l’extérieur une raison d’ÊTRE, UN SENS à ce qu’il est.

Donc rapportant TOUT ce qu’il VIT à JE/MOI et transformant TOUT ce qui est vécu en ce que JE/MOI vit.

Par conséquent, TOUT ce qui est vécu devient la propriété de JE/MOI de par la vision que ce JE/MOI donne à ce qu’il considère VIVRE.

Or la vision qu’il a n’est que le reflet de ce qu’il est, LE VIDE recherchant un sens à ce VIDE qu’il ressent en permanence et qu’il ne comprend pas car comment puis-JE être vide alors que JE vis, JE ressens, JE souffre.

En réalité, lorsque nous croyons être en relation avec l’autre nous sommes confronté à ce que JE/MOI est, à ce vide de sens attaché à des images auxquelles il s’identifie pour combler ce vide.

Nous sommes confrontés à ce que JE/MOI est, un élément totalement fragmenté, sans racine (d’ailleurs pourquoi sommes-nous tant attaché à nos soi-disant racines familiales, culturelles, notre nationalité, notre identité…Demandez-vous POURQUOI tant d’attachement à ces racines ?) , sans existence, sans consistance et s’identifiant à TOUT ce qu’il a acquis et tout ce qu’il vit afin de lui permettre de remplir ce VIDE, de créer des remparts autour de ce vide pour ensuite s’accrocher à ces « refuges » qui lui permettent de se sentir VIVANT.

Nous projetons sur l’autre TOUT cela, et surtout nous projetons ce VIDE de sens sur l’autre et nous considérons qu’il est responsable de cette sensation qu’il fait naître en nous, responsables de tout ce qu’il est de par l’image que nous avons de lui et que nous projetons sur lui en croyant fortement que cette projection c’est ce qu’il est, sans voir que cette projection c’est ce que nous sommes !

Voilà pourquoi nous vivons dans l’indifférence, dans l’absence de compassion, de partage réel, de compréhension de l’autre, d’acceptation de l’autre…

Car l’autre n’est que le reflet de ce que nous sommes, cette identification à ce JE/MOI VIDE DE SENS, de substance, d’existence, LE VIDE ABSOLU qui engendre LA PEUR.

Ce vide auquel nous ne pouvons faire face, et lorsque nous sommes en relation avec l’autre, il devient le reflet de ce JE/MOI, totalement centré sur lui même, et nous n’avons qu’une réaction face à cela, nous le considérons comme extérieur à MOI et donc comme potentiellement agresseur alors nous nous mettons en situation de victime et commence un processus d’élaboration mental pour nous protéger de cet élément extérieur, un processus de tentative de contrôle par la possession de l’image que l’autre est (qui n’est en réalité que nous même que nous projetons sur LUI) et cela engendre alors la dualité, MOI se protégeant de LUI, donc le conflit MOI contre LUI, et au final LA NON ACCEPTATION, LA LUTTE, LA FUITE lorsque nous voyons que nous n’avons aucun contrôle !

Nous fuyons sans cesse ces images dont nous sommes les auteurs, qui n’est que le reflet de MOI et ce dans un seul but, objectif, afin de s’en préserver, de se protéger…DE SE PROTEGER DE MOI, DE CE QUE JE SUIS, DE CE QUI EST…

Car « ce qui est » n’est autre que ce que JE suis certain de ne pas être, ce vide, étant donné que JE suis, que J’existe, faire face à l’inexistence absolu de ce JE/MOI, LE VIDE ABSOLU DE CE JE/MOI…VOILA TOUT CE QUI EST !

En réalité JE/MOI est confronté à ce qu’IL EST…

Nous ne faisons que VOIR ce que JE/MOI est et comme nous sommes totalement identifié à ce JE/MOI alors nous nous voyons dans un miroir, nous voyons ce que JE/MOI est mais le considérons comme extérieur et nous lui attribuons une valeur.

Et lorsqu’une personne nous apparaît comme antipathique, inamical, froide, sans aucun intérêt…

La valeur sera dans ce cas NEGATIVE, afin de se donner une raison valable de s’éloigner de cette personne qui entre en vibration avec ce que l’on ne souhaite pas voir, être, alors qu’en réalité c’est MOI!

Et quand une personne nous semble sympathique, gentil drôle, sympa…La valeur sera dans ce cas POSITIVE et alors on recherchera à AVOIR cette valeur qui nous semble en harmonie avec ce que l’on est certain d’être ou que nous souhaiterions ÊTRE. Et nous entamerons une démarche pou rester auprès de cette personne qui nous rassure sur ce que l’on est certain d’être, qui nous met en harmonie avec notre CONNU et donc nous assure notre sécurité…

Tout est centré sur ce que l’on est certain d’être et ce que l’on ne souhaite pas être, sur ce que l’on a décidé que l’on serait et sur ce que l’on a décidé que l’on ne serait pas…TOUT est alors à sa place, bien rangé, bien étiqueté et nul besoin de déranger cela car c’est BIEN comme c’est et ce serait MAL de mettre le DESORDRE dans ce petit cadre bien rangé…

Vraiment, personne ne peut changer personne, nous n’avons qu’une vision qui est LA SEULE ET UNIQUE VERITE totalement centrée sur JE/MOI et de par cette VISION nous construisons TOUT UN MONDE qui nous apparaît empli de sensations, de vie, de pensées, d’émotions qui de par notre identification en TOUT cela qui est uniquement centré sur JE/MOI nous donne l’illusion que JE/MOI est réel, consistant, tangible…

Chacun est responsable du MONDE DE SON JE/MOI, chacun est centré sur ce JE/MOI qui est la seule et unique BARRIERE nous voilant TOUT CE QUI EST…Nous avons la possibilité de VIVRE ou de croire ÊTRE VIVANT !

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