Tout est RIEN…

Ecrire cet article est particulier car à l’intérieur de celui-ci le mot « je » va réellement apparaître et sembler si solide, empli de substance et ordonné dans des phrases avec des mots parfaitement définis mais qui en réalité ne sont que de pâles reflets, non même reflet ne peut saisir l’essence de ce qui est partagé au sein de ce message…

Effectivement le changement est en place sans que « JE » en ai pris le contrôle…JE/MOI…cela semble si incohérent désormais d’utiliser ces mots…

L’homme a parfaitement défini un mode de communication via des mots/images qu’il considère comme définissant à la perfection TOUT ce qu’il vit alors qu’en réalité cela ne fait que définir des limites autour de « ce qui est sans limites »…

Voir ce cadre formé à cause de ces limites et voir qu’en réalité il n’est qu’un refuge pour nous sentir plus fort, en sécurité derrière ces limites afin de ne pas faire face à ce que l’on est véritablement…RIEN et sincèrement rien n’est plus simple que RIEN 🙂

Délicat, complexe et si simple car RIEN n’est plus simple que RIEN, comme dit Krishnamurti, on ne peut mesurer l’ordre mais seulement le désordre et le désordre c’est ce JE en lequel nous plaçons TOUT! Et alors apparaît ce besoin de mesurer afin d’AVOIR l’emprise sur ce qu’est ce TOUT!

Comme le fait de vouloir changer, aucune raison de le faire et aucune raison de ne pas le faire car en réalité tout est déjà en place, en ordre sans que l’on puisse le voir, le sentir, le toucher, le ressentir car cela est au-delà des perceptions, au-delà de ce que l’on pense, de ce que l’on a conscience.

Lorsqu’il y a une raison de faire alors cela devient terriblement limité, limité par la vision que l’on attribue à cette raison.

  • Une raison n’est-elle pas le fruit d’un monde limité ?
  • De la croyance qu’en faisant cela ou ne le faisant pas alors il va se produire quelque chose ?
  • La volonté de SAVOIR, d’AVOIR le contrôle ?

Tout cela est tellement limité ; ce ne sont que des limites donnant naissance à un cadre si bien défini qu’il est la seule source de réconfort pour ce JE qui ne peut le laisser mourir car c’est tout ce qu’il a pour être, exister!

En réalité, ce n’est pas l’inconnu qui crée la peur c’est la perte du connu, la croyance que l’on possède, que l’on a, quelque chose qui nous donne de la solidité, une continuité, la stabilité, la sécurité et la croyance que l’on possède qui va engendrer la croyance de perdre tout ce que l’on a, voilà la véritable origine de la PEUR!

Le TOUT est indéfinissable, incontrôlable, on ne peut le saisir ni le définir car à partir du moment où on a le désir, l’envie de le saisir alors il disparaît pour être remplacé par l’image que JE a décidé que ce TOUT devait être et qu’il tente de définir pour avoir une emprise sur TOUT…

  • Avez-vous déjà essayé de VOIR sans AVOIR besoin de définir ce que vous voyez ?
  • Le fait de définir n’est-il pas le reflet de ce que vous croyez être ?
  • Le fait d’être vide ne donne-t-il pas envie de remplir de substances tout ce que vous croyez vivre afin de vous sentir vivant ?
  • Tous ces éléments auxquels vous attribuez une soi disant substance solide, ne sont-ils pas en réalité des repères, des refuges pour ne pas faire face à ce que vous êtes ?

Il n’y a aucunement besoin de se raccrocher à des repères, des refuges pour se sentir vivant car en procédant ainsi on ne vit pas car on se sent vivant de par l’existence que l’on donne à ce JE/MOI, on se sent vivant de par cette ligne construite par l’assemblage d’éléments incohérents mis bout à bout pour former une ligne continue qui nous donne alors la sensation d’être un TOUT, entier, solide, stable et donc de se sentir dans une zone confortable, en sécurité…

Mais c’est seulement parce que l’on croît être ce JE/MOI qui n’est RIEN et qui est VIDE et qui en se voyant dans une glace, voit son reflet, voit le VIDE qu’il est mais qui croît avoir conscience d’être alors ne peut, ne veut croire qu’il est ce vide et invente un monde extérieur qui n’est autre que son propre reflet, et un monde VIDE contre lequel il se bat ou qu’il fuit en permanence…

Alors que ce que nous croyons être, ce que nous prenons pour ce qui est MOI n’est qu’un cadre limité, si limité !

Empli d’images de qui ne sont que le reflet de JE/MOI qu’il prend pour des éléments extérieurs et qu’il tente alors de posséder pour renforcer le cadre de sa petite soi disant existence qui n’est que désordre, fragmenté, limité, instable !

Instabilité qui n’est que le fruit de la vision de ce JE/MOI qui n’est que VIDE et lorsqu’il est face à lui-même, ce qui est le cas en permanence car tout ce que vous croyez vivre n’est que votre reflet, ne voit RIEN d’autre que ce VIDE, ou devrais-je dire cette structure instable, limitée, fragmentée qu’il a construit pour se sentir moins vide !

Accepter tout cela, y faire face, voir ce vide, l’accepter comme étant ce que l’on croît être, ce JE/MOI, accepter totalement sans chercher à fuir, juste être face à MOI et voir que MOI n’est RIEN qu’une image dans un miroir et que le miroir n’y est pour rien, donc pourquoi s’en prendre au miroir ou au reflet alors qu’en réalité le seul et unique problème, la source de tous les problèmes, c’est MOI!!!

Lâcher-prise c’est véritablement laisser le TOUT être pour ce qu’il est sans essayer de le comprendre, de lui attribuer une valeur, une image, de le saisir, sans projeter une image de ce tout que l’on construit nous même avec ce JE qui ensuite perçoit alors cet élément comme extérieur et un élément qui lui permettra enfin d’être ENTIER, SOLIDE, VIVANT! Alors que c’est une image à laquelle il a donnée naissance et qui n’est autre que lui même qu’il essaie de capturer…

Voir ce JE et le laisser être sans croire que l’on est ce JE, sans lutter contre ce JE, sans essayer de s’échapper de ce JE, simplement être là, ici et maintenant, face à ce JE sans substance, transparent, vide…

Le laisser être pour ce qu’il est sans y ajouter quoi que ce soit, sans enlever quoi que ce soit, simplement laisser pleinement être ce JE pour enfin faire face et l’accepter tel qu’il est, être pleinement, au moins une fois, ce JE sans lui donner d’aspect solide, de consistance.

Sans le juger, sans essayer de le contrôler, sans lui donner une continuité grâce à ce MOI qui représente la soi disant ligne de vie de JE, voir qu’en vérité c’est JE en train d’observer JE, l’observateur est l’observé car tout est JE et RIEN n’est JE…

Et après avoir vu cela alors il ne reste RIEN à voir et c’est alors que se dévoile TOUT « ce qui est » car c’est seulement quand on meurt à JE, quand il n’y a plus rien à voir que tout ce qui est se dévoile…

Indéfinissable, insondable par JE qui est limité, oh terriblement limité et qui croît réellement pouvoir AVOIR le tout, en saisir l’essence, VOIR TOUT…

Alors qu’il ne voit que lui même…

C’est à dire RIEN et qu’il fait de ce RIEN, TOUT ce qui doit être!

Nul besoin de croire, d’espérer, d’imaginer, d’avoir besoin de repères, de refuges dans un monde de désordre qui n’est que le reflet de ce que JE est, qui n’est que le reflet de ce que l’on croît être…

Si simple car RIEN n’est plus simple que RIEN…

Paix et Amour

On est lumière voilée par la croyance en ce JE/MOI…

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