Besoin d’AVOIR L’ENVIE…

  • Besoin d’avoir envie ou envie d’avoir besoin ?
  • Qu’est-ce que le besoin ?
  • Qu’est-ce que l’envie ?
  • Le besoin est-il relié à l’envie, le besoin est-il une envie particulière ?
  • L’envie peut-elle devenir un besoin ?
  • Avons-nous BESOIN de définir L’ENVIE ou ENVIE de définir LE BESOIN ?

 Nous sommes tous d’accord pour cerner les besoins primaires qui sont une nécessité pour tout être vivant. Besoin de se nourrir, besoin de s’hydrater, besoin de dormir, besoin de se reposer, etc.

Nous ne reviendrons point sur ces besoins qui n’ont pas à être définis étant donné qu’ils sont naturels, il suffit d’être à l’écoute du corps.

  • Qu’en est-il des autres soi disant besoins que l’homme a mis en place pour assurer son BIEN-ÊTRE !
  • Sont-ils réellement des BESOINS ?
  • Ou bien ne sont-ils que des ENVIES déguisées en BESOIN ?

Prenons par exemple le BESOIN d’exister en tant qu’être humain unique, est-ce réellement un besoin ?

  • Devons-nous véritablement exister en tant qu’être humain unique pour ÊTRE ?

Le simple fait d’être vivant nécessite, bien entendu, la présence d’autres personnes afin qu’elles puissent prendre soin de nous et surtout subvenir à nos besoins primaires dans les premières années de cette vie.

  • Mais pouvons-nous choisir ces personnes qui vont subvenir à nos besoins ?
  • Avons-nous envie dés notre naissance d’AVOIR autre chose que « ce qui est » ?

Lorsque vous venez au monde, vous voyez clairement qu’aucun d’entre nous n’avons ressenti l’ENVIE ou LE BESOIN de DEVOIR ÊTRE SPECIAL, UNIQUE et DEVOIR ainsi choisir qui prendra soin de nous et subviendra à nos besoins primaires, ni comment d’ailleurs.

Est-ce que cela pose un problème aux yeux du nouveau né ?

Il va de soi que non, et quelque soit les personnes qui subviennent à nos besoins, quelque soit la façon dont nos besoins primaires sont satisfaits, nous ne ressentons point l’ENVIE, LE BESOIN de nous plaindre, n’est-ce pas ?

Aucune raison pour se sentir UNIQUE, de ressentir un MANQUE et réclamer autre chose que « ce qui est » sans en faire « ce qui est A MOI ?

Voyez comme le fait de réfléchir sur LES CONDITIONS dans lesquelles nous sommes se met en place quand nous sommes face à d’autres êtres vivants qui n’ont pas les mêmes conditions que nous pour subvenir à leurs besoins. Alors nous entamons une comparaison, entre comment sont satisfaits MES besoins et comment sont satisfaits les besoins de L’AUTRE…

Et nous attribuons des VALEURS / IMAGES à ce que nous vivons en comparant avec ce que d’autres vivent…

Et parfois nous ne comprenons pas pourquoi nous vivons ceci alors que d’autres vivent cela…POURQUOI ?

Voyez comme parfois l’ENVIE d’AVOIR AUTRE CHOSE que ce que J’AI peut prendre naissance…Donnant alors l’illusion qu’en AYANT cette autre chose, nous deviendrons UNIQUE, SPECIAL…NOUS EXISTERONS PAR NOUS ET POUR NOUS !

JUSTE une simple ENVIE qui la plupart du temps devient alors une nécessité, un BESOIN car en comparant « ce que j’ai » avec « ce que je pourrais avoir » alors l’envie d’AVOIR ce « possible » devient si forte, que nous finissons par CROIRE que ce « possible » permettrait alors d’AVOIR autre chose qui « pourrait » éventuellement nous apporter « PLUS QUE »…Et ainsi renforcer notre ETAT d’être UNIQUE !

Plus que quoi d’ailleurs, étant donné qu’on ne sait rien de « ce qui est » mais que l’on est aveuglé par « ce que l’on veut » !

Devenir « ceci » pour enfin laisser « cela » derrière nous sans même véritablement savoir si « ceci » est mieux que « cela »…

Car en réalité ce « MIEUX » n’est qu’une ENVIE et en aucun cas UN BESOIN, une envie que nous avons définie comme étant nécessaire pour atteindre un autre état qui nous apparaît comme MIEUX que l’état actuel dans lequel nous sommes « certain » d’être (SANS RIEN SAVOIR car uniquement en JUGEANT un état qui en réalité n’existe même pas car seulement défini par nous et pour nous).

Un état que nous définissons comme insatisfaisant, que nous devons quitter pour partir à la recherche d’un autre qui serait différent. Encore une fois, un autre que nous avons-nous même défini et qui par conséquent deviendra par la suite l’état qui nous caractérisera et « ceci » deviendra « cela »…

Alors pensez-vous que nous serons satisfait par cet état si au final il apparaît qu’il est exactement le même que celui que nous avons défini comme n’étant pas satisfaisant ?

Alors nous ressentirons à nouveau cette envie de chercher un état qui nous apaisera et nous permettra enfin d’AVOIR ce que l’on a décidé d’AVOIR et surtout d’ÊTRE ce que l’on défini comme un état plus solide !

EXISTER devient alors L’ULTIME BESOIN car comment être vivant sans exister, sans se sentir exister, sans être en permanence en train de passer d’un état à un autre qui au final ne nous offre RIEN de plus.

Comment est-ce possible de vivre sans AVOIR d’existence PROPRE, une existence à PART ENTIERE, une EXISTENCE qui nous permet de nous DEFINIR avec précision comme étant UN ENSEMBLE UNI, CONTINU, STABLE et SOLIDE !

Une existence définie par nous même, selon notre vision d’une véritable existence en référence avec notre propre définition d’une existence SOLIDE.

Mais d’où vient cette définition d’une existence solide ? D’où vient ce besoin d’AVOIR UNE EXISTENCE PROPRE nous permettant de définir que « J’EXISTE » ?

De l’absence totale de compréhension de nous même, de ce que nous avons défini comme ce que nous croyons être et de la focalisation sur ce que nous DEVONS ÊTRE, ce que nous croyons DEVOIR ÊTRE…

SUR NOTRE ENVIE D’EXISTER PAR NOUS ET POUR NOUS, par LE BESOIN d’AVOIR UNE EXISTENCE STABLE ET SOLIDE et CONTINUE…

De par l’identification TOTALE en ce que JE suis sûr d’être et en tout ce que J’AI défini comme me permettant de SAVOIR CE QUE JE SUIS !

J’ai envie d’AVOIR cette existence… J’ai besoin de cette existence…JE NE SAIS PLUS !

J’ai (JE POSSEDE ??) cette existence pour me RASSURER sur CE QUE JE SUIS car sans cela JE NE SAIS PAS CE QUE JE SUIS…

ET si JE NE SAIS PAS…

ALORS je ne peux DEFINIR CE QUE JE SUIS…

SI je ne peux définir alors je n’ai aucune emprise sur « ce que je suis » et ne peux déterminer « ce que je vais être »…

Et sans emprise, sans contrôle, alors il n’y a que du VIDE DEVANT MOI…

ET cela engendre LA PEUR…MA PEUR…

Et je ne veux pas AVOIR PEUR…

J’ai ENVIE DE ME SENTIR EN SECURITE…

J’AI ENVIE D’AVOIR UN REPERE, UN REFUGE pour ne pas être face à cette absence d’existence, ce VIDE, cette PEUR…

L’envie devient alors un REFUGE, UN REPERE pour MOI…

Car si J’AI ENVIE alors c’est que j’EXISTE et MON EXISTENCE DEVIENT SOLIDE DE PAR CETTE ENVIE…

DONC J’AI BESOIN D’AVOIR ENVIE…BESOIN d’AVOIR L’ENVIE!

L’envie n’est pas MAL, L’envie n’est pas BIEN…

L’envie est là tout simplement sans RIEN demander d’autre que d’être, de s’épanouir et de partir…

Ce n’est pas l’ENVIE qui engendre le CONFLIT…

C’est la définition limité, l’image, la valeur que l’on attribue à l’envie qui est au cœur de ce conflit et de cette transformation de l’envie en besoin !

Plus exactement du BESOIN d’AVOIR, de POSSEDER L’ENVIE…

L’envie n’est pas problématique, c’est notre attachement et notre identification au fait que la SATISFACTION de cette ENVIE nous permettra d’AVOIR PLUS, d’ÊTRE PLUS…

Pour renforcer la solidité, la stabilité et la continuité d’un état qui n’a de cesse de changer en permanence afin de rechercher un aspect SOLIDE et ainsi ne plus avoir à faire face à LA PEUR qu’il a lui-même engendrée par la croyance qu’il existe de par les mécanismes qu’il a lui-même inventé pour rechercher une raison d’exister !

  • Que se passe-t-il quand nous voyons clairement ce mécanisme ?
  • Que se passe-t-il quand nous le laissons être pleinement pour ce qu’il est sans aucun attachement, aucune identification ?
  • Que se passe-t-il quand l’envie est présente, que l’on est face à elle sans VOLONTE de la posséder et sans croyance que celle-ci nous permettra de changer « ce que l’on croît être » ?
  • Que se passe-t-il quand l’observateur se rend compte qu’il est à l’origine de TOUT cela ?

Alors l’observateur est accepté pour ce qu’il est, plus aucun conflit n’existe, plus aucune raison de rechercher un sens à l’existence d’un observateur qui s’est lui-même défini de par l’ensemble des mécanismes qu’il a inventé pour se définir comme un état solide…

Et alors TOUT est HARMONIE, TOUT est SILENCE…

ICI ET MAINTENANT, être ce que l’on est sans définir ce que l’on est…pour être RIEN ET TOUT à la fois !

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