Pensons…

Face à « ce qui est », nous sommes démunis car « ce qui est  » est neuf à chaque moment et nous sommes figés dans le connu donc nous n’avons point la possibilité de faire face à « ce qui est » et c’est pour cela que nous ne voyons point ‘autres options que de modéliser « ce qui est ».

Notre esprit est usé, limité et fragmenté de par l’identification à ce « MOI » mettant en place des mécanismes fantômes pour donner de la substance à une entité illusoire qui est le fruit de la mémoire, du passé, du CONNU.

  • Pour être devons-nous utiliser le connu?
  • Est-ce que le connu, la mémoire peut nous ouvrir à tout « ce qui est »?
  • A chaque moment présent nous sommes face à quelque chose de neuf, de nouveau, d’actuel, ICI ET MAINTENANT, n’est-ce pas ?
  • Le connu  peut-il nous permettre d’être présent à ce nouveau ?

Partons du principe que nous ne savons pas, si on dit OUI ou NON alors c’est déjà que nous tranchons, que nous jugeons AVOIR la réponse sans même avoir fait face à la question.

Le connu est une zone de sécurité, un repère, un refuge qui s’est construit au fur et à mesure du temps, or le temps n’est qu’un autre repère conçu par le cerveau pour se maintenir dans une (SA ?) zone de confort.

Et si nous voulons être présents et neuf, nous ne pouvons en aucun cas nous réfugier dans le connu qui ne peut VOIR le neuf car le fruit de la mémoire, des traces de ce qu’il a défini comme UN passé bien défini, bien encadré, limité, devenant alors le passé de « MOI », MON PASSE !

« MOI » fonctionne en circuit fermé, à l’intérieur du CONNU :

« MOI » est aveuglé :

  • par ce qu’il a envie de contrôler, de définir,
  • par l’envie d’être continu, stable et solide,
  • par la non acceptation de ce qu’il est, la vacuité, le vide qu’il recherche à combler en permanence, à fuir en permanence.

Le vide qu’il a lui-même défini par opposition au connu…Tout ce qui est INCONNU semble VIDE pour « MOI » ! Car il ne peut percevoir de substance, de solidité et par conséquent il défini cela comme VIDE. Sans même savoir ce qu’est ce soi-disant VIDE, simplement de par l’absence de substance qu’il perçoit !

  • Voyons simplement ce point, c’est le connu comme conception qui est à l’origine de l’inconnu.
  • Le connu comme solide qui est à l’origine de l’inconnu sans substance.
  • Le connu que l’on peut définir qui est à l’origine de ce qu’on ne peut définir.
  • Le connu comme sécurité qui est à l’origine de l’insécurité de cet autre aspect qui semble être l’opposé du connu.
  • Le connu stable qui est à l’origine de l’instabilité engendrée par l’inconnu.

Mais sans connu, existe-t-il encore un autre aspect, un autre état ?

Est-ce là l’essence même de la PEUR, la définition d’un état connu qui engendre alors la peur de perdre cet état connu ?

Un connu qui définit « MOI » et que « MOI » peut définir !

Un connu que « MOI » peut contrôler, comprendre, posséder et qui lui permet de se définir et de faire face et de pouvoir réagir dans une situation donnée en sachant avec précision quoi faire et les conséquences de cette action !

Donc « MOI » est « LE CONNU » par conséquent « MOI » n’est rien d’autre que LE CONNU.

Mais le connu n’existe que parce que « MOI » le défini comme étant LE CONNU, il existe uniquement par la définition que « MOI » en fait, il existe uniquement de par la substance que « MOI » lui attribue…

En d’autres termes, LE CONNU n’est rien d’autre qu’une modélisation issue d’un « MOI » qui se doit de donner une forme à ce qu’il pense posséder afin de se donner une substance !

Or LE CONNU étant « MOI » donc « MOI » n’est RIEN d’autre qu’une définition donnant naissance à une modélisation.

« MOI » n’est rien d’autre que le fruit des mécanismes du cerveau qui engendre une image pour mieux définir une forme à ce qu’il est en train de vivre, pour SAISIR ce qu’il vit et le mémoriser…

Donc LE CONNU n’est rien d’autre qu’un espace de stockage de formes de modélisation permettant au cerveau d’AVOIR une emprise sur tout ce qu’il a vécu.

Donc « MOI » est un ensemble de modélisations de « ce qui est » sans aucune substance, sans aucune forme exceptée celle qu’il a décidé d’AVOIR en prenant comme référence ce qu’il a défini comme étant « ce qu’il doit être »…

Mais lorsque la vie nous met face en permanence à une situation qui n’a en réalité aucun rapport avec ce connu, alors comment procéder?

Si ce n’est en se réfugiant dans ce connu, par la création d’une comparaison entre ce qui est neuf et ce connu, qui lui confère plus de confort et de sécurité et lui donne l’impression d’avoir une possibilité d’agir.

De croire qu’il agit donc qu’il est maître de sa vie, qu’il est libre…

Une liberté issue d’une action qui n’existe que dans un monde fermé n’étant que le reflet de ce qu’il a envie de vivre…

Et c’est là qu’entre en scène le mécanisme de la pensée…

La pensée n’est rien d’autre qu’un flot d’images issues du CONNU qui permet à « MOI » de croire en la possibilité de SAISIR « ce qui est » par la mise en place d’un mécanisme simple, LA FUITE !

« MOI » ne pouvant définir « ce qui est » alors le voilà dans une position instable, dans l’insécurité, l’inconfort car il ne peut établir de contact, de liens avec « ce qui est », enfin il est déjà en contact mais pas comme lui défini le contact, un contact lui permet de se sentir solide, or le véritable contact n’est pas pour donner une solidité !

Cela est perturbant, car « MOI » ne se sent pas stable, solide et doute…et « MOI » n’AIME PAS DOUTER !

La pensée permet à « MOI » d’éviter de faire face à « ce qui est » en croyant mettre en place une réflexion profonde, source de contact, de liens, à partir de « ce qui a été mémorisé » par le cerveau !

  • La pensée n’est rien d’autre qu’une soi-disant nouvelle modélisation réalisée à partir de quoi ???
  • Ah oui du connu qui est constitué d’anciennes modélisations…
  • Voilà comment faire du neuf avec du vieux !
  • Voyez-vous l’ensemble des mécanismes mis en évidence ici ?

Êtes-vous pleinement présent à cette simple constatation, que la pensée ne peut être présence étant donné qu’elle est constituée d’anciennes modélisations qui sont à nouveau modélisées !

« MOI » fonctionne en circuit fermé, totalement fermé et ne peut s’ouvrir à « ce qui est » étant donné qu’il ne souhaite que SAISIR « ce qui est », qu’il ne souhaite qu’AVOIR « ce qui est », en faire SON CONNU pour MIEUX se définir et ainsi AVOIR encore plus de possibilités de modéliser ce qu’il est certain d’être en train de vivre !

Et même avec tous ses subterfuges, « MOI » ne peut élargir son horizon, « MOI » ne peut développer un espace infini, « MOI » n’est rien d’autre que « MOI » et aucun des mécanismes qu’il met en place ne saurait lui permettre d’être autre chose que ce qu’il est !

En réalité, il n’y a pas d’échappatoire pour « MOI » qui obligatoirement, via les mécanismes qu’il met en place pour AVOIR, n’a pas d’autres choix que d’ÊTRE face à lui-même !

Une course poursuite infinie entre « MOI » et « MOI » sans même voir qu’il n’y a aucun chemin, il n’y a aucune voie pour fuir car comment fuir soi même, comment fuir ce qui n’est pas…

Il suffit simplement d’être présent à « MOI », pleinement présent pour laisser enfin être « MOI » pour ce qu’il est et laisser mourir « MOI » afin d’être pleinement !

Mais cela fait PEUR…au final c’est peut-être LE CONNU qui engendre LA PEUR!

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