Quand tout va mal…

Quand tout va mal…ou quand nous croyons véritablement que JE ne suis « PAS BIEN »…

Voyez clairement et simplement ce moment où tout bascule, ce moment où vous sentez que vous n’êtes pas BIEN, que vous aimeriez AVOIR autre chose que ce que vous avez ou être autre part ou encore être quelqu’un d’autre afin de ne pas AVOIR à vivre ce qui est en train d’être.

Voyez clairement et simplement ce moment où des pensées soi-disant négatives vous assaillent.

Vous vous sentez oppressez, vous ressentez ce mal-être qui devient lancinant, qui n’a de cesse de revenir et qui vous plonge dans une réflexion soi-disant profonde, une sorte d’introspection afin de rechercher la raison pour laquelle vous vivez CELA.

Une recherche sans fond, sans fin, et quand il est écrit « plonge » en fait il serait plus adapté d’utiliser « sombre » car véritablement vous sombrez dans un ETAT d’angoisse, de mal-être profond, un gouffre sans FOND.

Vous ruminez, vous n’avez de cesse de vous poser des questions sur ce qui vous est arrivé, pourquoi cela vous est arrivé, comment faire pour s’en sortir, pour se libérer de ces soi-disant mauvaises sensations, ces mauvaises énergies qui obscurcissent votre mental.

Voyez clairement et simplement ce moment où un soi-disant problème surgit face à vous, un problème qui vous tracasse, qui est tellement présent, tellement solide que vous ne pouvez en aucun cas l’éviter, fuir alors que vous n’avez aucunement envie de VIVRE ce soi-disant problème.

Voyez clairement et simplement ce moment où la souffrance, il semblerait, s’empare entièrement de votre être, où vous êtes totalement rongé de l’intérieur par cette soi-disant souffrance !

Voyons d’un peu plus près tout ces soi-disant MOMENTS NEGATIFS, qu’ils soient petits ou immenses, enfin qu’ils nous apparaissent comme soi-disant petit ou IMMENSE…

Car dans un premier temps, nous n’avons en aucun cas accepté ces moments, nous ne connaissons RIEN de ces moments car nous ne vivons RIEN d’autre que LA VALEUR, L’IMAGE, LA MODELISATION de chacun de ces moments. Valeur, image, modélisation que nous avons décidé de définir ainsi car nous ne pouvons accepter de vivre CELA car nous n’avons point choisi de vivre CELA mais plutôt CECI…

Et comme nous n’AVONS AUCUNE EMPRISE sur ces moments alors nous tentons d’en AVOIR UNE, nous mettons en place un mécanisme simple et usé, nous encadrons ces moments.

Nous limitons ces moments, une durée temporelle est utile pour cela, n’est-ce pas ?

Nous leur attribuons une forme solide, forme définie par la valeur/image (modélisation) que nous fixons sur ces moments.

Ces moments deviennent des éléments extérieurs que nous tentons de contrôler afin de les amener dans notre connu, car même si cela est difficile à vivre, au moins nous le connaissons…

Chacun de ces moments devient alors cette image/valeur que nous avons attribué, issu de notre connu (mais le connu n’est-il pas la structure permettant à « MOI » d’AVOIR l’impression d’être continu donc solide ?). De ce fait chacun de ces moments n’est rien d’autre que le reflet de « MOI » !

« MOI » face à « MOI »…Plus simple, NON ?

Revenons au CONNU, lorsque « MOI » est face alors au CONNU, il est plus simple pour lui de définir avec précision un état.

Un état « MOI », solide cela va sans dire, qui est en train de vivre ce moment qu’il a limité grâce au temps, qu’il défini tout seul, et grâce aux impacts, les contacts avec ces éléments solides,  alors « MOI » ressent et peut donc se définir comme solide.

De ce fait il peut définir un état « MOI » en train de vivre CELA, un CELA qu’il peut définir facilement comme ce qu’il n’a pas envie de vivre, un CELA qui le perturbe, qui ne lui apporte aucun BIEN-ÊTRE vu qu’il n’a pas envie de VIVRE CELA !

Donc chacun de ces soi-disant moments négatifs ne font que renforcer la solidité d’un état « MOI » par un mécanisme simple, celui de définir chacun de ces moments comme étant ce que « MOI » a décidé qu’ils devaient être et pas autre chose. CELA est CELA et pas CECI… !

Lorsque nous voyons ce mécanisme simple, lorsque nous sommes attentifs à ce mécanisme, pleinement présent au fonctionnement de celui-ci, alors cela devient simple et très clair.

Lorsque nous sommes face à une situation où nous sentons que nous commençons à ruminer, à nous sentir mal, oppressé, à sombrer…

POURQUOI NE PAS SIMPLEMENT ACCEPTER QUE « MOI », QUE JE suis effectivement MAL tout simplement !

D’accord, JE ne me sens pas bien et JE NE PEUX RIEN Y FAIRE !

Être attentif à ce « pas bien », être présent à « MOI » en train de ne pas être BIEN !

Être attentif au simple fait que ce « PAS BIEN » dans un premier temps, est « PRESENT », ICI ET MAINTENANT et que c’est comme cela !

Etre attentif au simple fait que JE n’ai aucun contrôle sur ce « PAS BIEN » et que CELA n’est PAS GRAVE !

Car c’est en essayant de CONTROLER ce « PAS BIEN » que je vais renforcer la définition d’un état « PAS BIEN » qui peut devenir « PIRE » que je souhaiterai encore plus éviter ! Ah la belle projection vers un soi-disant AVENIR me permettant de définir avec encore plus de force cet état « MOI » qui évolue !

Ou, et surtout, RECHERCHER UN ETAT « MIEUX » pour se sentir apaisé !

Le simple fait de rechercher va en réalité renforcer la croyance en un état « PAS BIEN » encore plus solide, car si je recherche un autre état c’est bien que cet état « PAS BIEN » est réel, est solide…

Et cette solidité renforce alors MON état de MAL-ÊTRE qui devient de plus en plus solide au fur et à mesure que JE me rends compte que je n’arrive pas à trouver un état « MIEUX » qui renforce alors la recherche et patati et patata…Quel cycle infernal, n’est-ce pas ? Nous sommes les seuls responsables de la définition d’un état « PAS BIEN » et en plus nous sommes les seuls à le « nourrir », le renforcer en essayant d’éviter ce soi-disant état « PAS BIEN » qui n’est qu’une modélisation d’un moment dont nous ne connaissons RIEN, un moment sur lequel nous n’avons aucune emprise.

Lorsqu’on lâche pleinement prise (cesser de rechercher à AVOIR UNE EMPRISE…lâcher l’emprise sur…LÂCHER-PRISE…SIMPLE, NON ?) sur ce soi-disant « PAS BIEN », alors il n’est plus limité, il est passager et il ne devient pas un état SOLIDE qui continue car on ne lui donne plus d’énergie pour se prolonger !

Par la suite, on est pleinement présent à ce soi-disant « PAS BIEN » sans tentative de le définir comme « PAS BIEN » !

Cela est perçu simplement comme une sensation, une modélisation de « MOI » face à un moment présent qu’il ne peut définir, qu’il ne peut contrôler et donc ne lui permettant pas d’AVOIR une substance solide, par le contact direct qu’il aurait avec cet élément.

N’ayant aucune emprise et aucun besoin d’en AVOIR une.

Cela permettant d’être attentif et pleinement présent au simple fait que cet élément soi-disant « PAS BIEN » n’est rien d’autre qu’une illusion, qu’une modélisation de « MOI » amenant à lui donner une substance solide.

Et lorsqu’on est pleinement présent à « MOI » alors on est attentif au simple fait que « MOI » n’a aucune solidité, qu’il croît être et on est attentif au fait, clairement, que JE ne suis pas dans un état « PAS BIEN », un état que JE ne souhaite pas vivre, donc que j’essaie de transformer un état « MIEUX » qui serait alors la preuve que j’ai UN POUVOIR sur ce que JE vis et que JE peux CHOISIR donc que JE suis solide…

A chaque moment présent, ICI ET MAINTENANT, Acceptons, lâchons-prise et soyons pleinement présent, voilà tout ce que vous êtes, acceptation, lâcher-prise et présence. Un espace ouvert et infini au sein duquel TOUT est « ce qui est » sans être solide…

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