Sans aucun lien…

Un « MOI » illusoire qui n’a de solidité que celle qu’il a décidé d’atteindre !

Un « MOI » sans aucune relation directe avec quoi que ce soit et qui ne vit que dans un monde qu’il a lui-même engendré, limité, encadré amenant à un monde parfaitement défini et sans aucune autre possibilité de définition que celle qu’il a CHOISI de mettre en place.

Un « MOI » isolé au sein d’un espace qu’il a défini lui-même, un espace où il est le centre, mais un espace si vide de sens, de substance, de solidité, de stabilité qui augmente encore plus son isolement engendrant un « sentiment » de solitude différent de la solitude lorsque l’on est face à celle-ci !

Un « MOI » qui n’arrive pas à établir de LIENS entre ce qu’il définit comme ce qu’il doit être et ce qu’il défini comme extérieur à ce qu’il doit être !

Un « MOI » qui ne vit que par la modélisation de ces liens qu’il tissent comme une toile afin de lui permettre d’AVOIR une structure sur laquelle se reposer pour se sentir ÊTRE !

N’ayant aucun lien direct avec ce qu’il a engendré, « MOI » ne vit que par modélisation, la modélisation lui permettant alors de RESSENTIR ce lien entre LUI (MOI) et les éléments qu’il a envie de définir comme références, comme repères lui permettant d’établir une CONNEXION SOLIDE et donc via ces connexions solides d’AVOIR UNE SUBSTANCE…La fameuse substance, définie par lui même, qu’il recherche pour le rassurer sur ce qu’il a défini comme devant être ! SOLIDE, CONTINU et STABLE !

Prenons un exemple simple, LA PEUR !

Sommes-nous effrayé par LA PEUR en elle-même ou bien par l’image à laquelle nous avons attribuée la valeur « PEUR » et qui par conséquent est à l’origine de ce SENTIMENT que nous définissons donc comme LA PEUR ?

Est-ce le mot « PEUR » qui engendre la PEUR ou bien est-ce l’image/valeur qui est à l’origine de cette peur ?

Est-ce que LA PEUR est extérieure à « MOI » et vient donc l’agresser établissant ainsi une CONNEXION AVEC MOI ?

Ou bien est-ce que LA PEUR est propre à « MOI », engendrée par « MOI » pour « MOI » ?

Au final, qu’est-ce que LA PEUR ?

Voyons clairement, en une seule fois avec une vision pleine et entière de ce que peut-être LA PEUR !

Sommes-nous présent véritablement à ce que nous nous plaisons à définir comme « LA PEUR » lorsque celle-ci surgit ou bien sommes-nous ancré à tout ce qu’elle évoque ? Faisons-nous véritablement face à la « PEUR » ou bien a mot, à la valeur que nous avons déposée sur ce mot ?

Sommes-nous face à la peur ou bien face à la mémoire et donc aux images qui vont se déployées devant « MOI », issues de « MOI », du connu que « MOI » défini comme MON CONNU ?

Dans le mécanisme de l’utilisation du connu par « MOI » y’a-t-il une connexion avec la peur ou bien avec les images associées à ce mot « peur » ?

Etant donné que ces images ne sont que des modélisations sans substances, alors où est le lien solide qui nous permettrait d’être en contact avec la peur ?

Lorsque nous sommes totalement présent, attentif et ouvert, et que dans l’acceptation totale d’ici et maintenant, est-ce que véritablement la peur est réelle ? A-t-elle une consistance ? Sommes-nous extérieur à la PEUR ?

Lorsque nous faisons face à la peur, sans fuir, sans la juger en utilisant des éléments du connu afin de la définir comme ceci ou comme cela et d’imaginer les causes et les conséquences de celle-ci, sans tentative de contrôler ce qu’elle provoque en « MOI », sans en faire un élément extérieur à « MOI ».

Dans ce face à face avec cette soi-disant « peur », alors le mot « peur » n’a plus aucune raison d’être ce que nous avons défini comme ce qu’il doit être.

Dans ce face à face, vous n’êtes plus focalisé sur un élément extérieur qui aurait alors engendré cette soi-disant PEUR, ni dans une analyse de celle-ci, ni dans une lutte pour l’éviter ou bien dans la recherche d’un refuge pour ne plus avoir à SUBIR cette PEUR qui vient vous agresser !

Présent totalement attentif, alors est-ce que le mot « peur » est présent ?

Présent au simple fait, attentif à ce fait qui est engendré par « MOI » pour lui offrir une emprise, un moyen de s’accrocher à un élément extérieur, d’établir une connexion avec un autre élément pour renforcer sa solidité de par l’impact provoqué par cet élément, n’est-ce pas ?

Soyons pleinement attentif à ce mécanisme, le besoin d’établir des connexions solides avec des éléments soi-disant extérieurs. Soyons pleinement attentif à ce besoin d’AVOIR des LIENS permettant d’établir un état « MOI » solide !

Soyons présent à ce simple fait que LA PEUR n’est pas extérieure à « MOI » mais qu’elle est engendrée par « MOI » pour « MOI » pour donner du corps à la réflexion entamée sur le pourquoi du comment, développer une analyse soi-disant profonde de « MOI » permettant de découvrir PLUS sur « MOI » afin de donner une consistance à « MOI » qui a défini qu’il n’en n’avait pas autant qu’il le désirait !

On est plus focalisé par ce qu’engendre cette soi-disant PEUR, ce soi-disant contact avec ce qui engendre la PEUR qu’avec LA PEUR en elle-même, n’est-ce pas ?

Être attentif, ouvert pour enfin être présent à « ce qui est » et non plus être focalisé sur ce que l’on est certain d’être !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s