Comprendre ou Accepter

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  • Pourquoi sommes-nous dépendant de la comparaison ?
  • Pourquoi nous sentons-nous obliger d’effectuer une comparaison entre « MOI » et un autre élément soi-disant extérieur ?
  • Est-ce que la comparaison entre « MOI » et un élément extérieur nous permet de MIEUX comprendre l’élément, de MIEUX le définir ou bien est-ce là un moyen détourner pour définir « MOI » ?
  • Comprendre l’autre élément est-il véritablement nécessaire, essentiel ?
  • La compréhension est-elle un mécanisme qui a besoin de temps et d’accumulation de savoir ?
  • Ou bien est-ce que la compréhension est une vision globale, pleine et entière de l’instant présent ?

La réflexion et l’analyse sont-ils véritablement des éléments permettant de MIEUX SAVOIR, de MIEUX COMPRENDRE ou juste des artifices pour permettre à « MOI » de MIEUX se chercher ?

Soyons pleinement attentifs et ouverts à ce mécanisme de la compréhension d’un élément extérieur, ne voyons-nous point là un autre mécanisme engendré par « MOI » pour entamer une nouvelle recherche et donc la tentative de saisir l’élément de la recherche afin de l’amener dans le CONNU.

La recherche elle-même étant alors un élément solide amenant le chercheur a renforcé sa solidité en tant que chercheur, l’élément dont on cherche la compréhension devenant ainsi un repère pour établir un lien avec le chercheur et ce contact renforçant également la présence du chercheur accentuant alors encore plus la recherche !

Pour MIEUX comprendre l’objet de la recherche (de ce fait, la recherche en elle-même et au final le chercheur à l’origine de cette recherche !) le chercheur va alors décortiquer l’élément, cela donnant naissance à l’analyse des différents éléments définis par le chercheur qui se chargera ensuite de réaliser une synthétise de l’ensemble de sa recherche afin de donner un SENS à l’élément de base ainsi qu’à sa recherche n’est-ce pas ?

Un sens reconstitué avec les différentes définitions que nous aurons attribuées à chacun des éléments que nous avons définis.

  • ET bien entendu pour cela il nous faut du TEMPS !
  • Mais si chaque élément change au cours du temps ?
  • Alors comment procéder pour AVOIR une compréhension qui soit ENTIERE ?

Et si chaque élément est ainsi décortiqué, alors les sous-éléments seront également décortiqués pour en AVOIR une soi-disant vision plus claire…

Et ainsi de suite ! Cela permet de renforcer la nécessité de rechercher à MIEUX comprendre, le mécanisme de la fragmentation dans toute sa splendeur !

N’est-ce pas plus simple, plus direct, plus clair et plus entier de simplement ACCEPTER que nous ne devons pas obligatoirement, que nous n’avons pas forcément ou bien que nous ne pouvons en aucun cas comprendre « L’AUTRE élément » dans sa globalité en fragmentant celui-ci en petits éléments !

Est-ce que le mécanisme de la compréhension ne serait pas en réalité qu’une projection de « MOI », une modélisation issue de « MOI » pour « MOI » et selon le référentiel « MOI » afin de renforcer la solidité de « MOI » ?

Chaque modélisation donnant naissance à une fragmentation de la modélisation initiale et pour chaque fragment nous entamons une analyse afin de lui donner une substance, une apparence solide afin de POUVOIR le saisir, d’AVOIR la sensation d’un contact, d’établir un lien pour renforcer la solidité de la modélisation initiale qui en réalité n’est rien d’autre que notre propre reflet, cela renforçant alors notre propre substance, notre aspect SOLIDE.

Soyons pleinement attentifs et ouverts, présents à ce simple fait et laissons être pour accepter pleinement l’autre élément sans élaborer de stratégie pour tenter de le comprendre car celle-ci n’aboutira qu’à la mise en place de mécanismes illusoires pour combler le BESOIN de solidité de « MOI » !

Soyez présent à cette volonté de COMPRENDRE l’autre élément qui engendre la NON ACCEPTATION de cet élément, donnant naissance alors à un « MOI » encore plus fort qui n’accepte pas de ne pas AVOIR LA COMPREHENSION, de ne pas AVOIR le contrôle, donc n’accepte pas l’autre élément tel qu’il est mais préfère le définir tel qu’il a envie qu’il soit !

Dans cette volonté de comprendre, « MOI » souhaite en réalité entrer en contact avec l’autre élément, établir un lien avec la valeur qu’il a défini comme étant l’autre élément. Sans JAMAIS laisser-être pleinement l’autre élément pour ce qu’il est !

  • Voyez-vous ici l’INTRUSION BRUTALE DE « MOI » sur l’autre élément ?

Cette volonté reflétant alors, de par le ressenti avec cet élément, la solidité de « MOI ». Soyons attentifs, ouverts pour être présent à ce mécanisme et alors une vision claire et globale permettra d’établir que ce mécanisme de la compréhension n’est rien d’autre qu’une violence vis-à-vis d’un autre élément que l’on n’arrive point à saisir, à comprendre et que l’on n’accepte pas ce simple fait.

Alors cela engendre la volonté (la liberté ?) de définir et d’entrer en contact par la force avec cet élément afin de s’assurer le contrôle de cet élément, renforçant ainsi la solidité de ce que JE suis !

Et si rien qu’une seule fois, nous pouvions accepter l’autre élément pleinement sans tentative de contrôle, sans essayer de le décortiquer, sans essayer de se placer au centre de la soi-disant relation que nous établissons avec cet autre élément (pourquoi croire que cet élément est présent car JE suis présent). Pensez-vous sincèrement que tout ce qui vous environne est présent uniquement parce que vous en êtes l’observateur ? Ne voyez-vous pas que vous inventez un monde entouré d’éléments que vous avez-vous-même définis comme étant des éléments à définir et reliés à « MOI » !

Et si pour être avec l’autre élément, il suffisait de cesser de l’observer mais seulement de s’ouvrir totalement à cet autre élément sans le définir comme un AUTRE ELEMENT !

Le laisser être sans chercher à le saisir, du moins accepter que ce que nous souhaitons n’est rien d’autre que notre propre reflet !

Accepter l’autre élément tel qu’il est sans définir une valeur « autre » qui est issue de la comparaison entre « MOI » et « ce qui n’est pas (à) MOI » donc « AUTRE » !

Encore une fois ne sachant point ce que l’on est, ce qui est « MOI » nous tentons de définir l’extérieur pour AVOIR la modélisation de la solidité ; pour ensuite comparer cette modélisation de l’aspect solide à « MOI » pour renforcer la solidité de « MOI » !

Être ouvert à l’autre passe peut-être par l’acceptation totale que l’on ne comprend rien et que cette compréhension n’est pas un mécanisme qui demande une fragmentation et du temps, ni une comparaison !

Accepter de lâcher-prise sur l’autre pour enfin le laisser être pleinement ce qu’il est et pas ce que l’on a envie de voir ou d’AVOIR comme vision de l’autre !

Le mécanisme de la comparaison renforce l’existence d’un « OBSERVATEUR » solide, un élément qui est apte à établir des relations entre les éléments qui sont considérés comme n’étant pas l’observateur et l’observateur. L’observateur définissant alors les éléments extérieurs, l’observateur et le point de vue particulier de l’observateur.

Tout comme les liens entre l’observateur et les éléments observés, l’observateur observant l’observé…

Un observateur apte à analyser et à comprendre l’ensemble des éléments extérieurs.

Mais qu’en est-il lorsque pleinement présent nous assistons au simple fait que l’observé est l’observateur ?

Un observateur qui s’observe lui-même…

Pour renforcer sa propre solidité, sa propre existence qu’il n’arrive pas à définir comme une existence, existence qu’il a lui-même définie comme étant CECI et pas CELA !

Etrange, n’est-ce pas ?

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Fred dit :

    Merci
    C’est un texte très intéressant. Beaucoup de profondeur.

    Et lorsque je l’ai lu, j’ai pensé de suite à la mécanique Quantique. …
    L’observateur influence l’expérience, la matière .

    Et tout cela converge : la spiritualité et la science avec les chercheurs convergent !

    Merci encore

    J'aime

  2. ludovietnam dit :

    Oui car tout est un et rien n’est fragmenté donc science et spiritualité qui ne sont que des mots sont reliés quand on ne s’attache pas aux images de ces mots…J’écris sans chercher à comprendre car « ce qui est » est indescriptible. Être sans croire à ce que l’on défini comme être. Les articles ne sont pas ce que JE vis car l’observateur n’est qu’une illusion… »je » croit qu’il doit chercher à être.. sans laisser être…j’aime ce que je fais sans rien attendre en retour ni croire que ce qui est écrit est vérité…merci pour ce que tu écris aussi jaime : )

    J'aime

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