Energie sans forme ou Forme sans énergie…

Êtes-vous attentif au simple fait de ne pas être ce que vous avez envie d’être, de cette modélisation de nous même qui nous permet d’AVOIR une forme solide à laquelle nous avons envie de nous raccrocher ?

Une envie qui est devenue bien plus que cela n’est-ce pas ?

Modéliser une forme, s’attacher à cette forme, s’identifier à cette forme.

Définir une image de cette forme qui est associée à une valeur que l’on va ensuite donner à cette forme afin de la qualifier avec cette valeur, pour lui donner une substance à laquelle on peut s’accrocher. ET nous faisons de même pour tout ce qui gravite autour de nous !

Sans définition de nous même reste-t-il une définition de ce qui est autour de nous ?

Est-ce que nous existons uniquement parce que nous pouvons définir ce qui est autour de nous ?

En définissant des formes solides autour de nous alors nous devenons l’observateur de ces formes solides et nous avons la certitude d’AVOIR un « MOI » solide !

Est-ce que nous existons uniquement de par ces formes / pensées qui nous permettent de croire que nous avons une emprise sur ce qui est autour de nous ? De « MOI » ?

Donc une emprise sur ce qu’est « MOI » ?

Car au final, voilà bien ce qui nous préoccupe, non ?

  • « MOI »,
  • qui suis-je ?
  • que dois-je faire ?
  • comment ?
  • POURQUOI ?

Des questions, un observateur se posant ces questions, un observateur qui recherche les réponses à ces questions, et les réponses qui sont quelque part, l’existence de ces réponses est inévitable, car sinon pourquoi se poserait-on ces questions ???

Ce serait incohérent, non ?

Êtes-vous attentifs à ce que nous avons évoqué la dernière fois ?

Êtes-vous présents à cette modélisation et au désir, au besoin de modéliser « MOI » et tout ce qui tourne autour de « MOI » ?

Nous nous définissons de par une forme particulière de « MOI », un état « MOI » qui est une ancre SOLIDE dans ce monde que nous définissons comme instable.

La solidité de cet état auquel nous nous raccrochons est précaire car « MOI » est un patchwork, un ensemble fragmenté qui ne représente guère plus de stabilité que ce qui nous environne…

Les déséquilibres psychologiques en sont une représentation solide, n’est-ce pas ?

Vous avez déjà entendu parler d’énergie…

Energie, d’ailleurs ne focalisons point sur le mot « énergie » qui n’est qu’une définition de ce que l’on ne peut définir justement…

Dans l’article précédent était évoqué un arbre, des feuilles, la simple définition des feuilles et de l’arbre. La feuille est-elle uniquement la feuille d’un arbre ou pouvons-nous être attentifs à ce qu’elle est et non uniquement à ce que nous avons envie de définir comme étant à voir ?

Simplement la présence d’une modélisation, que l’on défini comme étant ce qui doit être sans même être attentif à ce qui est !

Si nous sommes pleinement attentifs, pleinement ouvert, dans l’acceptation totale de la forme / pensée pour ce qu’elle est sans la définir.

Y-a-t-il encore la forme associée à cette pensée ?

Ou pouvons-nous lâcher prise sur celle-ci afin de laisser être pleinement « ce qui est » ?

Utilisons un mot simple et restons attentifs au simple fait que nous définissons alors ce qui est indéfinissable mais dans un premier temps acceptons cette définition sans nous y attacher, nous identifier à celle-ci…Simplement soyons attentifs à une énergie !

Une « énergie » qui est PRESENCE, présente pleinement, totalement, OUVERTE, acceptation totale de ce qu’elle est, sans attache à ce qu’elle est, sans avoir besoin de définir la présence ou l’absence de forme, de substance qui lui permettrait de SAVOIR ce qu’elle est, car sans besoin de définir ce qu’elle est car elle est présence.

Une présence permanente, continue qui ne demande rien d’autre que d’être ce qu’elle est sans avoir besoin de quoi que ce soit pour être ce qu’elle est et sans engendrer une recherche de ce qu’elle peut, doit être !

Une énergie qui prend forme sans avoir besoin de définir cette forme.

Sans avoir besoin de définir une utilité à cette forme, une raison d’être à cette forme.

Une énergie qui ne recherche point à trouver quoi que ce soit car elle EST déjà « ce qui est ».

Une énergie où l’intérieur et l’extérieur n’existent point.

Une énergie où aucune comparaison n’est engendrée car cette énergie EST les différentes formes sans séparation aucune, car elle est toutes ces formes sans se sentir extérieure à ce qu’elle est.

Sentiment d’extérieur engendré par la recherche de ce que l’on peut bien être et l’absence totale à ce que l’on est !

Une énergie qui n’engendre aucune modélisation, car TOUT EST cette énergie.

Êtes-vous attentifs au simple fait que la définition de l’UN engendre la définition de l’AUTRE pour renforcer l’attachement à l’UN…NON ?

Et si tout cela n’était qu’un voile de fumée, sans consistance ?

AVOIR la possibilité de définir son INVERSE, la présence de forme comparée à l’absence de forme et inversement. Cela n’est-il pas utile au renforcement de la notion de l’UN, de l’unité séparée du reste ? donc de « MOI » !

Nous l’avions déjà évoqué au sein d’un autre article, les extrémités et le juste milieu, une extrémité renforçant l’autre extrémité, n’est-ce pas ?

Et permettant de mettre en place une comparaison renforçant la PRESENCE d’un OBSERVATEUR au CENTRE de cette comparaison !

Et si tout était UN, une « énergie », soyez pleinement présents à cette modélisation qui va être engendrée dans votre esprit lorsque vous lisez ce mot énergie. Soyez attentifs au mécanisme mis en place pour définir une solidité à ce mot « énergie ». Soyez ouvert et laisser être ce mot pour ce qu’il est et pas pour ce que vous avez envie de définir.

  • Une énergie qui ne nécessite aucune définition.
  • Une énergie qui n’a ni début, ni fin.
  • Une énergie qui est infinie, ouverture totale, attention totale, présence totale.

Et si nous étions cette énergie, une forme solide de cette énergie qui ne nous demande rien en retour, simplement être cette forme sans attendre quoi que ce soit de cette forme, sans s’attacher à cette forme, sans emprise sur cette forme, sans posséder cette forme, sans définir une valeur de cette forme, sans avoir besoin de comparer cette forme avec une autre forme…

Simplement une représentation physique, solide certes mais pas éternelle car suivant cette énergie qui est sans forme et qui engendre une forme sans lui attribuer de valeur, d’une énergie sans forme qui est présence.

Et si simplement cette forme était attribuée d’un cerveau qui se prenait au sérieux et mettait en place une modélisation de ce qu’il a envie d’être à laquelle il souhaite donner une solidité pour pouvoir s’y accrocher car il n’accepte simplement pas le fait d’être sans AVOIR de raison d’être !

Cela engendrant alors la modélisation d’un monde repère pour s’ancrer solidement, s’identifier pleinement à ce qu’il défini comme ce qu’il doit être, ce qu’il a envie, besoin d’être dans ce monde qui le rassure, qui lui procure du BIEN-ÊTRE. Un bien-être qu’il a lui-même défini d’ailleurs…dans un monde qu’il a également défini !

Un monde de formes/pensées pour une forme qui n’est qu’une pensée !

Une modélisation sans forme qui n’est qu’une modélisation engendrée par un cerveau recherchant à se définir lui-même sans même prêter la moindre attention à ce qu’il est pleinement !

Focalisé sur ce qu’il a envie d’être et totalement absent à ce qu’il est, PRESENCE !

Cela donnant naissance à la modélisation d’une FORME sans aucune énergie alors que l’on est déjà une énergie qui ne nécessite point de forme, étrange non !

Et si tout ce que nous définissions n’était qu’un voile, et si tout ce que nous souhaitions être n’était qu’un voile, et si ce voile c’était « MOI » !

Et s’il suffisait d’être pleinement attentif, ouvert, d’accepter pleinement ce que l’on est au lieu de rechercher à savoir ce que l’on est, de rechercher à définir ce que l’on est.

Et s’il suffisait d’être pleinement présent à ce que l’on est…

Simplement présent au fait de ce que l’on est pour être pleine et entière présence !

Rechercher est-il nécessaire quand on est présent à ce que l’on est ?

Lâchons-prise sur ce que l’on a envie d’être et soyons pleinement ce que l’on est sans définir ce que l’on doit être, si simple, NON ?

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