Interdiction par « MOI »

Tout est dans l’attention, dans la présence, pleine ouverture et acceptation de « ce qui est ».

Le besoin irrépressible de contrôler pousse tout à chacun à l’interdiction sans même être attentif, ouvert, présent et donc dans la non acceptation de « ce qui est » !

A chaque moment présent est-il nécessaire d’AVOIR le contrôle ?

D’ailleurs cette volonté de contrôler ce que l’on qualifie d’extérieur n’est-elle pas en réalité le reflet du besoin de définir « MOI », ce besoin étant à l’origine de ce mécanisme de contrôle ?

Car au final, le contrôle permettrait alors de définir ce que l’on pense devoir être ?

Être attentif à ce mécanisme de définition de « MOI » engendré par « MOI » pour « MOI » permet d’être présent à « MOI ».

A chaque moment présent nous sommes dans un cadre, limité et nous n’avons qu’une vision fragmentée de « MOI », une vision limitée et encadrée.

De plus, nous sommes certain que ce cadre est issu de l’extérieur et que c’est l’extérieur qui nous brime, qui nous empêche d’être ce que l’on a envie d’être, de vivre ce que l’on aimerait vivre. Ce cadre qui nous impose d’être ce que l’on doit être afin de répondre aux attentes des règles imposées par ce cadre.

Voilà bien la prison qui nous enferme et qui nous étouffe, nous isole et nous donne cette impression d’être terriblement limité dans notre vie. De ne pas pouvoir réaliser ce pourquoi nous sommes là, de ne pas pouvoir être pleinement « MOI » car bloqué, frustré, encadré, limité.

Mais est-ce là la réalité ou bien n’est-ce qu’une modélisation ?

Peut-être n’est-ce là qu’une vision limitée issu d’un élément fragmenté n’ayant aucune autre façon de vivre que de se réfugier dans une modélisation renforçant sa propre certitude en sa présence ?

Une simple vision…

Une vision qui nous préoccupe et qui nous permet d’AVOIR un repère solide auquel se raccrocher, « MOI » !

A chaque moment présent nous sommes dans l’emprise, la prise de contrôle de « MOI » !

Nous ne nous accordons aucun répit et nous DEVONS absolument être aptes à définir notre position précise sur ce que nous vivons.

Nous devons être ceci, agir comme ceci, penser comme ceci, voir ceci, définir ceci, contrôler ceci, etc. !

A chaque moment présent laisser être « MOI » pour ce qu’il a envie d’être, laisser être ce mécanisme de valeur, de cadre, de définition tout en étant attentif à ce mécanisme !

Être attentif, ouvert dans l’acceptation totale de « ce qui est », alors il n’existe plus aucun centre ayant besoin de s’identifier à « ce qui est », plus aucun centre s’estimant apte à définir, à juger « ce qui est ».

Si nous commençons à juger ce mécanisme, à partir du principe que ce mécanisme est inutile, qu’il n’est RIEN que du vide, qu’il ne nous permet pas d’être pleinement alors sommes-nous véritablement attentif à ce mécanisme, pleinement ouvert, dans l’acceptation, entièrement présent à celui-ci ?

Ou bien élaborons-nous une stratégie mentale, parallèle (donc issue d’un autre « POINT DE VUE » ? Mais QUI est à l’origine de cet autre point de vue ? Et d’ailleurs est-ce un autre point de vue ou la conception d’un autre point de vue ?) utilisant exactement le même mécanisme pour s’auto-juger, tenter de se contrôler, éviter d’accepter ce qui est, se fermer en attribuant une valeur à ce que je suis sans même être attentif à « ce qui est » !

Et dans ce cas, n’y-t-il pas un OBSERVATEUR de ce mécanisme qui se définit comme extérieur à celui-ci et donc s’estime apte à AVOIR une emprise sur ce mécanisme afin de devenir un autre état auquel il attribue une valeur qu’il définit comme étant nécessairement « MIEUX » que la valeur qu’il a lui-même attribué à l’état précédent ?

Il est vrai que « Lâcher-prise » pourrait être assimilé à « laisser-aller » et donc serait la porte ouverte à tous les comportements envisageables !

Est-ce véritablement le cas ?

Lâcher-prise pourrait également signifier simplement de LAISSER-ÊTRE au lieu de LAISSER-ALLER.

Dans le laisser-être, avons-nous encore besoin de mettre en place une stratégie pour tenter de prendre le contrôle sur « ce qui est ».

Sommes-nous l’observateur entièrement dévoré par ce qu’il définit comme étant ce qu’il ressent causé par un élément extérieur !

Quel que soit le moment, ne voyez-vous point la mise en place d’un mécanisme de définition d’un état causé par une interaction avec un ou des éléments extérieurs ?

Cela ne renforce-t-il point la Présence d’un élément central qui « vit » (subit ?) cet ensemble ?

Et auquel cas nous voyons bien là l’attention pleine et entière à « ce qui est » sans aucune nécessité de contrôler pour AVOIR un aspect solide de l’observateur pouvant mettre en place une relation entre ce qu’il pense être et ce qu’il a défini comme étant extérieur à lui-même !

Pleinement présent au simple fait que « MOI » est son propre contenu, sa propre prison, sa propre limitation, son propre cadre et que le seul élément voilant « ce qui est » n’est autre que « MOI » !

Comment se libérer d’une prison qui n’existe que par la croyance en elle ? Une prison qui donne de la substance au prisonnier, n’est-ce pas ?

Comment trouver la paix lorsque l’on se rend compte que celle-ci n’est qu’une image produite pour engendrer une recherche donnant de la solidité au chercheur ?

Et remplacez le mot « paix » par tout autre mot comme « amour », « bien-être » « reconnaissance »…Peu importe le mot car quel que soit le mot nous ne sommes pas dans la recherche d’un mot mais d’une image engendrée par un mot auquel nous nous raccrochons sans même être présent à « ce qui est » mais attaché à « ce que l’on décide de voir » !

  • Un chercheur qui engendre lui-même ce qu’il recherche afin de se donner une consistance. Un chercheur se cherchant lui-même…

  • Un penseur qui se définit lui-même comme étant au centre des pensées et s’identifiant à chacune d’entre elles sans même voir que c’est ce qu’il est. Un penseur qui pense à lui-même…

  • Un observateur donnant naissance à un élément observé pour mieux se définir comme observateur…S’observant lui-même !

  • Un contrôleur tentant de prendre le contrôle de…Lui-même !

 

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