Petit traité pratique d’un MOI théorique

Tout d’abord, soyons ouvert à tout ce qui est et non fermé à tout ce que JE suis certain de vivre en tant que centre en train de subir un évènement que je qualifie d’extérieur à « MOI » et sur lequel JE tentes d’avoir un contrôle…sans aucune possibilité d’en avoir !

Chacun est responsable de la vision qu’il a de ce qu’il est certain d’être en train de vivre…

Simplement être ouvert à ce qui est actuellement sans le définir comme étant BIEN, SUPER, MAL, TERRIBLE et sans aucune possibilité d’en sortir ou volonté d’en sortir…

ACCEPTER pleinement que ce qui est en train d’arriver se déroule, sans lutter contre en ruminant et en se disant que cela aurait pu se dérouler autrement si J’avais agi d’une autre façon puisque cela n’est pas le cas !

En procédant ainsi JE ne fais que renforcer la solidité de ce que « JE » pense être alors que JE est en train de concevoir, de modéliser ce qu’il a envie d’être afin d’avoir une raison valable pour « JE » d’avoir à analyser la situation, la décortiquer et faisant ainsi « JE » fragmente encore plus une situation qui est déjà fragmentée de par la vision limitée que « JE » a de ce qu’il est certain de vivre !

« JE » se noyant lui-même sous des tonnes de pseudo-informations qui ne sont que des modélisations de ce que JE pense vivre !

Pourquoi définir une situation comme étant SIMPLE, DIFFICILE, TRÈS COMPLIQUÉE…

Chaque situation ME démontre que justement JE n’ai aucun contrôle et que cette situation n’est pas STABLE par rapport à ce que J’ai défini comme devant être stable !

Accepter pleinement que cela est !

Attention de ne pas se laisser aller, pas de victimisation, pas de résignation indiquant que j’aurais pu avoir MIEUX mais que je ne l’ai pas donc je me contente de cela…

ACCEPTONS que nous ne savons pas ce qui est actuellement et ce que cela donnera…

Simplement lâcher-prise et accepter que c’est « ce qui est ici et maintenant ».

Et que JE ne sais pas en réalité si c’est MAL ou BIEN (il est vrai que dans le tourment de certaines situations il semble inévitable que celle-ci soit MAUVAISE…) car JE SUIS simplement ICI ET MAINTENANT sans avoir de vision de ce qui va se passer par la suite !

Le passé est MORT alors acceptons-le et laissons-le en paix et soyons attentifs au simple fait que ce passé représente un point pour se raccrocher à celui-ci afin de ME donner plus de solidité, de renforcer ce « MOI » que J’estime être ! Être alors que c’est le passé, ce que j’étais…étrange non ?

Bien entendu il est évident que chacun d’entre avons cette volonté, ce désir (ce besoin ?) de se détacher de toutes ces choses qui soi-disant nous encombrent l’esprit. Encore une fois, soyons attentifs à cette « volonté, ce désir ». N’est-il pas le fruit de la non-acceptation et du désir de contrôler, d’AVOIR le contrôle ? Donnant ainsi encore plus de force, de solidité à « MOI » en train d’agir sur ce qui m’entoure, d’AVOIR des interactions, des relations ?

Mais en réalité le détachement est déjà et c’est justement parce que « JE » aimerais AVOIR, VIVRE, DEVENIR autre chose que ce que « JE » défini qu’il ne voit pas que ce n’est qu’une modélisation. Ce faisant il se divise de ce qu’il est pour ne se focaliser sur ce qu’il a envie d’être !

Cette recherche ne permet pas de faire face à ce que JE SUIS mais nous focalise sur ce que je pense être en train de vivre, que justement JE ne vois pas que c’est ce que JE SUIS déjà en réalité.

Ce que JE définis comme étant MOI est le seul et unique voile qui m’empêche de VOIR, d’être présent à « ce qui est » par la focalisation à ce que JE SUIS certain d’être.

Etre pleinement attentif à la situation sans l’analyser, simplement en voyant en face les faits et en acceptant que JE ne peux accepter tel moment car J’estime que JE ne méritais pas cela, que JE ne devais pas vivre cela mais ceci, que « JE » aurait pu vivre autre chose, différent, MIEUX…

RIEN ni personne n’est MIEUX ou MOINS BIEN, nous sommes tous au même niveau et mettons en place tous les mêmes mécanismes mentaux auxquels nous souhaitons donner une spécialité de par l’attachement à notre soi-disant différence qui en réalité n’est une différence qu’uniquement parce que nous avons CHOISI de le voir ainsi et que ce CHOIX nous renforce dans notre croyance que nous sommes LIBRE de choisir.

Mais le sommes-nous vraiment ou bien mettons nous en place des éléments permettant de créer un choix renforçant alors la croyance en la LIBERTÉ que nous avons-nous même définie comme étant la liberté ???

  • Comment définissons-nous la liberté si ce n’est en la comparant avec l’absence de liberté ?
  • Comment pouvons-nous voir cette absence de liberté, concevoir cette absence de liberté ?
  • Par rapport à la présence de cette liberté ?
  • Mais étant donné que nous sommes constamment à la recherche de cette liberté comment pouvons-nous savoir ce qu’elle est en réalité ?
  • Si nous sommes focalisés sur la certitude que nous ne sommes pas libres comment pouvons-nous être face au simple fait que peut-être nous le sommes déjà ?

Partons du principe que JE ne sais PAS et que je suis pleinement attentif au simple fait que j’ai pris pour habitude de tenter de définir une situation en me basant sur un nombre très limité d’informations.

Informations qu’en réalité j’ai interprétées et que je n’ai en aucun cas acceptées tel qu’elles sont mais auxquelles j’ai ajouté une image et une valeur précise me permettant de définir avec soi-disant précision ce que JE suis en train de vivre.

Tout cela donnant alors du corps à ce que JE SUIS de par le regard que JE vais AVOIR sur toutes ces informations, de par l’analyse que je vais AVOIR de ces informations, de par la réflexion que je vais AVOIR sur ces informations, etc. Que d’éléments solides sur lesquels me pencher, cogiter, ruminer n’est-ce pas ?

JE peux ruminer, JE peux ME poser autant de questions que JE le souhaites, JE peux me sentir coupable, ME juger, revendiquer tout ce qu’il me plaît mais pouvons-nous le faire dans l’acceptation pleine de ce que JE SUIS à chaque moment sans me focaliser sur la définition d’un état, un état étant ceci ou bien cela, comme étant BIEN ou MAL, comme devant être comme ceci et pas comme cela…

Simplement accepter que JE ne sais PAS en réalité et que cela est et qu’il n’y a aucune voie qui me permettra de devenir MIEUX que cela ou ceci !

Voyons une situation et appliquons cela pour toutes les situations.

  • Est-ce que la situation est vécue par MOI uniquement…
  • Suis-je réellement au centre de cette situation ?
  • Suis-je le seul et unique sur TERRE à avoir vécu cela, à vivre cela ?
  • Suis-je le seul à pouvoir réellement comprendre ce que JE vis ?
  • D’ailleurs est-ce que je pense réellement que J’ai toutes les informations pour comprendre ?
  • Est-il nécessaire de comprendre pour laisser être cette situation ?
  • En recherchant à comprendre suis-je dans l’acceptation ? Est-ce que je laisse être cette situation ?

JE ne fais que me focaliser sur la vision « limitée » (sans aucune offense pour qui que ce soit) que J’ai de cette situation.

Lorsque JE vis pleinement le moment présent en acceptant ce que JE suis à ce moment précis et sans conserver une soi-disant trace de ce que J’ai été, de ce que J’ai défini comme ce que J’ai été et ce que J’aurais pu être si seulement…Sans besoin de faire tourner, graviter toutes ces soi-disant informations autour d’un centre, MOI qui va sans cesse rechercher à relier toutes ces informations entre elles pour établir un sens, un ordre avec bien entendu MOI au centre de tout cela.

RIEN n’est comme J’ai envie que ce soit et cela dérange car en acceptant ceci alors on se rend compte que l’on n’est rien d’autre qu’une modélisation recherchant à contrôler ce que l’on est en train de modéliser de soi même !

Personne ne peut M’aider en réalité, RIEN ni personne ne peut M’aider car la seule et unique façon de sortir de cette situation c’est de se rendre compte que celle-ci n’est pas ce que l’on est certain de voir de cette situation mais uniquement une modélisation de celle-ci !

Effectivement JE pourrais dire que TOUTE MA VIE est en JEU dans cette situation…

  • MA VIE ou la conception que J’ai de ce que JE définis comme étant MA VIE ?
  • Demandons-NOUS si en réalité cette vie que JE définis comme MA VIE est BEL et BIEN LA VIE et si celle-ci est à MOI ?

Car la possession renforce la solidité de MOI et rend solide ce CENTRE en train de définir ce qui lui arrive comme étant PERSONNEL, UNIQUE et uniquement présent car il existe…

Mais en réalité est-ce que c’est uniquement parce que c’est MOI, M. ou  Mme X, que cette situation arrive, ou bien est-elle en réalité non focalisée, non centrée, non dépendante de MOI ?

Peut-être est-ce simplement parce que J’ai envie que celle-ci m’appartienne, qu’elle soit unique, qu’elle soit là uniquement POUR MOI car au final cela me permet de m’ancrer encore plus dans ce que JE SUIS certain d’être MA VIE…de m’ancrer à MOI !

Nous pourrions argumenter que c’est facile d’écrire cela car PERSONNE ne vit ce que JE SUIS en train de vivre…

  • Enfin c’est ce que j’aurais envie de croire, n’est-ce pas ?
  • Que personne ne peut me comprendre ?

Et procédant ainsi alors JE ME sens isolé ? Et l’isolement renforce alors la différence ? Et cette différence renforçant alors l’identification à un élément UNIQUE ? D’une VISION UNIQUE de ce que cet élément est en train de VIVRE…N’est-ce pas ?

De ce fait, JE m’isole Moi-même en croyant réellement que JE suis le seul et unique à vivre cela, que c’est parce que JE SUIS UNIQUE, différent et certain de l’être que JE vis cela…

Sommes-nous capable de nous détacher de « MOI » ?

Le détachement n’est pas un état différent qui me permettrait de ne pas avoir à vivre ce que JE SUIS en train de vivre…

Le détachement est présence et attention à ce que JE pense être en train de vivre…

Le détachement ne résulte pas d’une volonté, d’une recherche mais d’une attention pleine et entière à ce que JE SUIS tout simplement au lieu d’être focalisé sur ce que JE défini comme ce que JE SUIS, attaché à l’image que nous avons de « MOI ».

Nous vivons tous dans un monde image, un monde engendré par nous-même et qui nous semble plus attrayant que ce qui est car empli d’émotions, de ressenti, de sensations…

Mais lorsque nous nous rendons compte que même ce monde images ne peut être sous notre contrôle alors tout nous semble instable, fragile, non confortable et absent de sécurité, n’est-ce pas ?

Mais avons-nous besoin de tout cela ou bien avons-nous inventé toutes ces notions pour nous raccrocher à la seule et unique chose qui nous rassure…MOI ?

Lorsque JE SUIS attentif à ce que JE SUIS sans le juger, sans le comparer avec ce que JE voudrais être ou devrais être, sans chercher à le contrôler, le posséder, à l’étiqueter, le définir, etc.

Quand JE SUIS pleinement OUVERT à ce que JE SUIS, dans l’amour inconditionnel de ce que JE SUIS alors l’attention est totale et la présence à ce que « JE SUIS » EST sans être focalisé sur ce que JE SUIS certain d’être.

  • Et si au final, tout ce que J’estime avoir été ma vie n’est plus présent ?
  • Est-ce que MOI est encore présent ?
  • Ou bien est-ce en réalité lors de ces situations que s’ouvre alors la porte vers une acceptation profonde de ce qui est véritablement ?
  • Et si au final, l’éveil était tout simplement la présence à ce QUE JE SUIS ?

En lâchant prise pleinement sur « MOI » car voilà bien le seul et unique attachement qui soit et qui engendre alors le besoin irrépressible de s’attacher à tout ce que « JE, MOI » qualifie comme extérieur à lui-même et lui permettant alors d’assurer sa propre solidité de par les interactions, les relations qu’il engendre avec ces éléments.

Tout ce que JE vis n’est qu’une projection de ce MOI…

Cela est délicat de l’accepter car en l’acceptant alors LA PEUR de MOURIR devient IMMENSE…MOI est tellement attaché à MOI qu’accepter qu’il n’existe que grâce à cet attachement est inacceptable pour MOI…

Un moment qui me permet de voir qu’en vivant pleinement celui-ci alors JE SUIS présent pleinement à cette AMOUR infini et inconditionnel, un espace ouvert et infini ou RIEN n’a besoin d’être contrôlé, rien n’a besoin d’être possédé, jugé, étiqueté, comparé…

Un monde où il n’y a pas MOI et le reste, un monde où rien n’est séparé et où il n’y a aucun centre recherchant à exister par la création d’un monde qui l’enferme dans une illusion engendrant l’absence de liberté par la définition de la présence de cette liberté sans même SAVOIR ni AVOIR cette liberté.

Un monde illusoire au sein duquel JE SUIS SEUL, isolé et unique.

Un monde au sein duquel je souhaite établir des relations afin de me donner une substance, une solidité, une stabilité.

Un monde illusoire inventé par MOI pour MOI et qui n’est rien d’autre qu’une PRISON me privant de MA LIBERTÉ que j’estime AVOIR le DROIT d’AVOIR.

UN droit que JE ME SUIS auto-attribué dans un monde engendré par MOI et qui au final se referme sur MOI m’apportant tout ce MAL-ÊTRE, cet inconfort, cette insécurité.

Un monde qui n’a pas de SORTIE car un monde « MOI », un voile donnant naissance à l’illusion d’être MOI et ne pouvant être RIEN d’autre que MOI…

Sans aucune possibilité d’échapper à MOI.

  • Et si au final pour se détacher de « MOI » il suffisait d’accepter pleinement et totalement « MOI » ?
  • De faire face à « MOI » pour enfin être attentif à « MOI » ?
  • D’être présent à « MOI » pleinement pour enfin se détacher de « MOI » et que c’est uniquement par la recherche de ce que « MOI » est que je ne peux VOIR ce que JE SUIS ???

ICI ET MAINTENANT…AMOUR inconditionnel, aimer MOI à chaque moment présent et accepter MOI car c’est « ce qui est » tout simplement…

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