Offrir et Recevoir…

Offrir et Recevoir…

Offrir Recevoir

Un sujet qui nous tient à cœur en cette période de fêtes de fin d’année n’est-ce pas ?

Ne nous leurrons point en prétextant que noël on s’en fiche royalement, qu’il ne s’agit là que d’une fête à visée commerciale et qu’elle est ancrée pleinement dans le capitalisme actuel !

Soyons pleinement attentifs au simple fait d’offrir et recevoir, mais ne nous limitons point à ces cadeaux matériels, sans les juger d’inutile ou de malsain car procédant ainsi nous sommes alors identifiés à un point de vue figé et auquel on donne une solidité pour renforcer la solidité d’un élément qui possède ce point de vue, MOI !

Lutter contre le soi-disant système n’est qu’un leurre pour renforcer la solidité de MON point de VUE. Cela me permet de croire que je détiens une vision d’un système MIEUX que le système actuel. Donc de DEVENIR MIEUX que ce que je suis actuellement, ici et maintenant !

Nul question de résignation ici, mais simplement d’attention au simple fait que le système c’est MOI, et que concevoir que JE suis extérieur au système et que j’ai le POUVOIR de mettre en place un système MIEUX alors ce n’est que renforcer la solidité de mon enracinement dans l’identification d’un MOI solide avec son libre arbitre, non ?

Offrir et recevoir, nous le savons cela fait partie de la vie, offrir des biens matériels certes mais il y a aussi ce qui est immatériel, ce qui ne peut se toucher, se voir, se goûter, se sentir mais simplement se ressentir !

L’amour, la joie, le bonheur, la paix, etc.

Nous pouvons offrir tout ce que nous voulons, tout ce que nous avons ou pensons avoir, pour des personnes que l’on aime mais curieusement pour les autres (à priori que l’on n’aime pas !) offrir devient une gageure, n’est-ce pas ?

Nous pouvons également recevoir de la part de ceux que l’on aime, mais lorsqu’un illustre inconnu nous offre quelque chose alors nous sommes dans la méfiance, troublé et perturbé par ce simple geste d’une personne sans aucune relation avec nous, du moins en apparence bien entendu !

  • Pourquoi avons-nous tant de réticences à offrir à un inconnu ou à recevoir de la part d’un inconnu ?
  • Sommes-nous pleinement ouverts dans ces gestes, offrir et recevoir ?
  • D’ailleurs est-ce qu’offrir est séparé de recevoir ?
  • Est-ce envisageable d’être totalement ouvert, infini, illimité et d’être attentif au simple fait qu’il n’y a aucune division entre offrir et recevoir ?

Un inconnu, il ne représente RIEN pour nous, nous ne le connaissons pas et cela nous n’aimons point car nous ne sommes pas rassurés ! Nous sommes hors de notre zone de confort face à l’inconnu, hors de notre connu et depuis le début de ce blog nous sommes pleinement attentifs à ce connu, n’est-ce pas ?

L’inconnu, contrairement à notre connu, (la comparaison encore et toujours…Comparé une conception sans aucune substance à une autre sans aucune substance engendre la solidité ???) n’a aucune valeur, n’est pas encore défini, n’entre pas dans mon cadre, je n’ai aucune emprise sur cet inconnu et je ne peux savoir ce qu’il est !

Donc j’ai PEUR et la peur engendre la méfiance !

Je me ferme totalement à ce qu’il est car je ne sais pas et cela me déstabilise !

  • Il est vrai que les personnes que nous connaissons ne nous ont jamais surpris par leur comportement, n’est-ce pas ?

Soyons attentifs à ce simple mécanisme de création d’image à partir de la comparaison avec le connu, puis de projection de cette image sur l’élément inconnu auquel on peut alors attribuer une valeur par la comparaison de ce que j’ai déjà vécu avec cette image et donc engendrer un avis de celle-ci pour enfin pouvoir s’approprier cet élément et en faire une pièce de ce connu et donc être rassuré !

Ah le confort et la sécurité…

Alors si mon avis est positif tout va BIEN mais s’il est négatif alors tout est MAL !

Le BIEN une simple conception, image, définie par la comparaison avec la conception, l’image que nous AVONS du MAL !

Tellement solide n’est-ce pas ?

Nous pouvons être attentifs à ce simple fait que nous ne savons rien en réalité de cette personne, n’est-ce pas ?

De toute façon, nous pouvons créer autant d’images que nous le voulons de cette personne, celle-ci nous surprendra toujours car elle n’est pas l’image que nous avons d’elle, elle est tout simplement !

  • D’ailleurs, n’avez-vous jamais été surpris par vous-même ?
  • Êtes-vous attentifs au simple fait que nous avons le même mécanisme pour engendrer une image de nous-mêmes ?

Bref, là n’est pas le sujet de cet article !

  • L’inconnu et le connu sont au cœur de ces gestes simples que sont offrir et recevoir !
  • L’inconnu qui est extérieur à MOI !
  • Le connu qui est intérieur à MOI !

Donc de par la définition de l’inconnu et du connu, de l’intérieur et de l’extérieur à MOI, MOI est renforcé dans sa position entre deux éléments, situé entre ces deux éléments, au centre de l’extérieur et de l’intérieur, une frontière solide entre ces deux éléments, n’est-ce pas !

Une frontière renforcée par la solidité de ces deux éléments !

Soyons pleinement ouverts et attentifs, dans l’acceptation pleine et entière de cette conception et laissons là être pour ce qu’elle est, une simple conception sans aucune solidité car seulement une conception parmi une infinité d’autres !

Pouvons-nous être attentifs au simple fait qu’il est alors possible de s’ouvrir à toutes les conceptions tout en étant dans l’acceptation totale de toutes les conceptions, pour au final les laisser être et les laisser mourir à chaque moment présent !

Un espace OUVERT et INFINI !

Sans cadre, sans barrières, sans limites !

Présent au simple fait que dans l’acceptation et le lâcher prise sur TOUTES ces conceptions alors il n’y a plus de besoin de s’identifier à une en particulier !

Plus de besoin de s’attacher à une conception particulière !

Plus de besoin d’en faire MA conception !

Plus de besoin d’AVOIR une conception !

Et si il n’y a plus une seule conception mais une infinité donc JE, MOI ne peut plus être UNIQUE, spécial, et n’a plus besoin d’être solide !

  • ET si JE, MOI n’est plus solide et que nous le définissions comme la frontière entre le connu et l’inconnu, entre L’INTERIEUR et L’EXTERIEUR, alors est-ce qu’il y a encore une séparation entre ces deux éléments, intérieur et extérieur ?
  • ET s’il n’y a plus de séparation, alors est-ce qu’il y a encore un élément intérieur qui offre et qui reçoit ?
  • Est-ce qu’il y a encore un élément extérieur qui offre et qui reçoit ?
  • ET partant de ce simple fait, existe-t-il encore une différence entre offrir et recevoir ?

Le mental a mis en place une frontière entre « ce qu’il croît être » et « ce qui est ». Le mental, le cerveau, s’enferme involontairement dans cette définition de « ce qu’il croît être », dans l’inconscience de « ce qui est » !

Enfermé par la croyance qu’il est conscient, qu’il a une conscience, qu’il a conscience de « ce qu’il croît être » !

Un élément séparé, isolé de l’extérieur et ayant son intérieur propre qui fait de lui ce qu’il croît être !

Pouvons-nous être attentifs au simple fait que le cerveau, le mental est son propre contenu !

Qu’il n’a de cesse d’être face à lui-même en permanence sans même s’en rendre compte !

Que ce qu’il qualifie, défini comme extérieur n’est rien d’autre que son propre reflet !

Car qui a donné naissance à cette conception et qui s’est identifié à une conception particulière, qui s’est ensuite attaché à cette conception, qui en a fait MA conception et qui lui a donné une solidité ?

  • Nous pensons AVOIR la réponse mais est-ce là l’essence même de la vie que d’AVOIR une réponse, que d’être certain que c’est LA réponse ?
  • Y-a-t-il une seule réponse ou bien une infinité de réponses ?
  • Avons-nous besoin de s’identifier à une réponse ?
  • Sommes-nous pleinement attentifs à ce simple fait que quoiqu’il arrive nous ressentons le besoin de nous limiter, de nous identifier, de nous attacher, pour nous sentir SOLIDE, pour définir notre connu et donc l’inconnu ?
  • Définir un élément entre le connu et l’inconnu ?

Un élément séparé qui cherche à comprendre, à analyser, à définir, etc.

Ouvrons une boîte, puis refermons-là…

  • Est-ce que l’air à l’intérieur de cette boîte est différent de l’air à l’extérieur ?
  • Nous pourrions laisser cette boîte fermée très longtemps, et pourtant est-ce que l’air enfermé à l’intérieur est réellement séparé de l’air extérieur ?
  • Y-a-t-il réellement un air intérieur et un air extérieur ?
  • L’air à l’intérieur va circuler dans cet espace fermé, ce mouvement est permanent ?

Tout comme le mouvement de l’air à l’extérieur !

La seule différence sera que ce sera toujours le même air, car la boîte étant fermé, selon notre conception, il n’y a pas de renouvellement de l’air…

Mais cet air n’est pas réellement séparé de l’air extérieur, il est identique en tout point, simplement il est dans une boîte que nous considérons comme fermée.

Une boîte qui peut-être n’a pas conscience, que ce qu’elle contient n’est pas séparé de l’extérieur quand elle est fermée ! Car cela c’est selon notre point de vue, celui de l’observateur !

C’est simplement l’observateur de la boîte qui est certain qu’elle est la séparation entre l’extérieur et l’intérieur !

Et lorsqu’il n’y a pas d’observateur pour définir la boîte, l’intérieur et l’extérieur de la boîte, que se passe-t-il ?

Et si nous sommes attentifs au simple fait que cette boîte n’est qu’une conception, et qu’il suffit simplement d’être attentifs, ouverts, dans l’acceptation pleine et entière que cette conception est liée au mot « boîte » qui véhicule tant de valeurs et de certitudes.

Et si nous pouvions laisser être toutes les conceptions sans s’identifier uniquement à cette conception limitée du mot « boîte », alors est-ce qu’il y aurait encore la boîte ?

Serait-il encore nécessaire de vouloir fermer ou bien ouvrir une boîte qui n’est qu’une conception ?

La boîte n’est que le reflet des croyances de l’observateur, tout simplement !

Si véritablement nous sommes ouverts, dans l’acceptation totale, attentifs à l’infinité de ce que nous nous plaisons à qualifier de « conceptions » alors existent-t-elles encore ces conceptions ?

ET si nous les laissons être ce qu’elles sont sans y attribuer de mots, de valeurs, de substance, de solidité, alors est-ce que « JE, MOI » existe encore ?

Par conséquent, sommes-nous véritablement séparés de ce que nous sommes certain d’observer…l’observateur est l’observé !

Et lorsque l’ouverture est totale, l’attention infinie, l’acceptation pleine et entière, alors il n’y a plus d’attachement à MOI, plus de séparation entre l’intérieur et l’extérieur, plus de définition d’une différence entre offrir et recevoir…

Car offrir c’est recevoir !

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