Fragments « MOI »…

Fragments séparés par l’illusion…

Fragment infini

Aujourd’hui procédons à une pratique particulière car basée sur un des principes fondamentaux du mental, et partant de ce principe fondamental, donc de la structure même du mental nous pourrons simplement être attentif à l’incohérence de son raisonnement et donc à la non solidité de ces fondations !

Comparons-nous !

Quelle est la différence entre le Dalaï Lama, Albert Einstein, Usain Bolt, Bob Marley, Kevin Spacey (spécial dédicace à toi Bro ;), un individu « lambda », par exemple, Ludovic covet (oui oui, c’est l’identité affublée à ce corps physique en train de rédiger cet article, une des incarnations physiques de l’énergie infinie et éternelle, parmi une infinité possible), un africain, un asiatique, un américain, un européen (bref, n’allons pas dérouler une liste interminable),  et vous qui êtes en train de lire cet article ?

Si nous écrivons « TOI, lecteur », peut-être seriez-vous à même de penser que cela est trop familier de tutoyer !

  • A première vue il y a un UNIVERS qui sépare tous ces individus, n’est-ce pas ?

Les origines, la nationalité, la culture, la langue, les expériences propres à chacun d’entre eux, leurs familles, leurs ami(e)s, leurs croyances, leur religion, leurs professions, etc.

  • Pourtant il y a également de nombreux points communs, non ?

Ce sont tous des êtres-humains, ils ont tous du sang, des oreilles, des yeux, des bras, des jambes…Et un cerveau !

  • Ils ne s’en servent peut-être pas de la même façon me direz-vous ?
  • Comment pouvons-nous en être certains ?

Il se pourrait qu’ils aient un autre point commun, ils sont peut-être tous persuadés qu’ils sont différents les uns des autres de par leur vision qui est issue du cerveau, or ce cerveau est bien un point commun !

Donc si le cerveau est commun à tous ces individus, alors le mécanisme pour engendrer la vision qu’ils ont d’eux-mêmes, par conséquent du monde autour d’eux, est bien identique, n’est-ce pas ?

Certes vous me direz qu’ils n’ont pas la même vision du monde, mais soyons attentifs au simple fait qu’il n’est en aucun cas question de la vision du monde dans le paragraphe précédent, mais du mécanisme qui engendre cette vision, sommes-nous bien attentifs à cela ?

Ce cerveau, engendrant une modélisation de lui-même et de ce qui est, selon sa propre définition de lui-même, extérieur à ce qu’il a modélisé, qui via un mécanisme tout à fait identique selon chaque individu, va produire une différence !

Un mécanisme absolument identique chez tous ces individus.

La mise en place d’une modélisation de soi, de son espace intérieur et de l’espace extérieur à soi.

Ce mécanisme qui est identique chez tous les individus va alors engendrer LA PARTICULARITE, l’unicité de chacun, LA DIFFERENCE !

  • Comment pouvons-nous être si peu attentifs au simple fait que c’est à partir d’un seul et unique mécanisme qu’est engendrée la différence ?
  • Comment pouvons-nous être si peu attentifs au simple fait que la différence est présente uniquement sur ces modélisations et point sur le mécanisme ?

Une différence sur la forme mais aucunement sur le fond !

  • Comment pouvons-nous alors être certains qu’un univers sépare chacun des individus cités au début de cet article ?

Reformulons…

  • Cet univers qui sépare chacun de ces individus n’est-il pas en réalité une modélisation ?

Une simple conception, une image permettant alors de renforcer la solidité en l’unicité de chaque individu !

Unicité qui est présente et visible tous les jours pour cette incarnation physique, ce corps au sein duquel l’énergie est présente !

Unicité qui n’est qu’une simple conception, modélisation, de cette enveloppe physique qui en a fait LA SEULE ET UNIQUE réalité observable !

Et c’est dans cette OBSERVATION que prend sa source la particularité de l’individu !

Une observation basée sur un mécanisme forcément limité car issue d’un cerveau qui n’a aucun autre moyen d’être que de modéliser ce qu’il est certain d’être !

Posons-nous une autre question, pour la forme !

  • Est-ce que la vie de chacun des individus cités est au même niveau ?
  • Est-ce qu’un de ces individus à une vie qui pourrait être qualifiée de plus trépidante, de plus intéressante qu’un autre ?
  • Existe-t-il une vie MIEUX qu’une autre ?
  • Une activité MIEUX qu’une autre ?
  • Une modélisation MIEUX qu’une autre ?

A première vue, nous pourrions être amenés à PENSER que certainement être un de ces individus pourrait présenter plus de points POSITIFS que d’être un autre ! Par comparaison avec les conditions de vie probablement…

Nous pourrions être persuadés qu’il est préférable d’être un chanteur ou un acteur à la place d’être un simple individu lambda assis à une table en train de rédiger un article pour un blog qui disparaitra dans très peu de temps et qui n’aura jamais marqué qui que ce soit en ce monde…

Nous pourrions penser que de travailler à l’usine dans des conditions difficiles est BIEN PIRE que d’être le Dalaï Lama.

Penser…Modéliser…Ne voyez-vous point le mécanisme qui se met en place à ce moment présent, dans votre mental ?

Soyons attentifs à cette fermeture totale, cette inattention, cette inconscience qui s’empare du mental à ce moment présent !

Qui s’empare…D’ailleurs est-ce bien le terme adéquat ?

Sont-ce bien là des éléments extérieurs au mental, fermeture, inattention, inconscience, jugement, comparaison, définition ?

Ou bien est-ce en réalité la structure même du mental ?

Tout cela n’est que pensée, la pensée qui permet de modéliser pour tenter de rendre solide ce qui ne l’est que dans sa propre définition !

Lorsque nous sommes pleinement attentifs, ouverts, dans l’acceptation pleine et entière de ce simple mécanisme du mental, alors nous sommes présents à celui-ci et nous lâchons-prise pleinement sur la modélisation engendrée par le mental !

Présents à cette différence qui n’est qu’apparente, la modélisation d’une unicité, qui est un voile dissimulant le simple fait que l’être est tout « ce qui est ».

Soyons attentifs, le mental, procède-t-il de façon consciente pour nous empêcher d’être présence ?

Partons du simple fait que cela se fait de façon inconsciente, évitons d’avoir un point de vue fermé qui engendre une volonté propre à ce que nous nous plaisons à définir comme le mental.

Ce mot « mental » n’est point une entité cherchant à  nous égarer, à nous nuire…Cela impliquerait qu’il cherche à nuire à « MOI » !

La dualité est renforcée n’est-ce pas ? Le mental séparé de « MOI »…Et « MOI » cherchant à me séparer, par le détachement, du mental ! Quelle étrange phénomène, n’est-ce pas ?

Procédant ainsi, cela impliquerait une existence solide de ce mental, lui offrirait alors une vie bien distincte et une raison de LUTTER contre ce mental qui nous emprisonne et nous empêche d’être !

Pouvons-nous être attentifs au simple fait que le mental n’est encore une fois qu’une modélisation de « MOI » projetée vers l’extérieur afin de pouvoir l’observer ! ET par conséquent, n’étant qu’une projection, une modélisation, de par sa nature il ne peut AVOIR de substance, alors comment procéder pour lutter contre un élément qui n’a aucune solidité ?

Peut-être que la solution réside dans une attention totale, une ouverture totale, une pleine et entière acceptation de la nature même du mental, et donc dans sa propre nature, n’est-ce pas ?

Une fois ce premier pas accompli, alors peut-être serons-nous présents au simple fait qu’il n’y a eu aucun pas de fait, aucune voie de suivi, aucun changement. Rien d’autre que « ce qui est » ICI ET MAINTENANT !

Et dans cette présence, alors nous ne distinguons plus de « MOI », de « mental », de « mieux », de « moins », de « bien », de « mal »…

Et peut-être que nous pouvons être pleinement présents à la vie afin d’être entièrement vivant sans rechercher à définir ce que nous devons faire pour nous sentir vivants !

Peut-être que vivre, ce n’est pas rechercher comment faire pour être vivant ! Soyons attentifs au simple fait que « vivre » n’est pas une modélisation mais un acte empreint d’amour !

Et que dans cette présence, peu importe l’identité, la culture, la religion, l’activité qui est entreprise, peu importe si nous sommes connus, inconnus, riches, pauvres, beaux, moches…

Car « présence » n’est pas séparation !

La vie (pas la vie tel que nous humains aimons croire que nous en détenons la définition, nous abordons là une vision infinie de la vie, une énergie éternelle qui n’a ni début ni fin) ne s’incarne pas pour réussir, la vie ne s’incarne pas pour nous laisser penser que nous avons échoués !

La vie est-elle à définir ?

La vie est-elle jugement ? Ceci est le propre du cerveau humain ! Mais ne sommes-nous que cela ? Un être humain ? Ou bien pouvons-nous être attentifs et présent à une vision globale et non fermée…

Sincèrement, si nous sommes persuadés, et totalement fermés, à l’idée que nous ne sommes que des humains et que nous devons suivre un chemin, une voie qui devra nous permettre de nous libérer de notre condition humaine, de la souffrance, nous permettre de DEVENIR MIEUX !

Sommes-nous dans l’ouverture ?

ET si l’AMOUR est ouverture infinie et que nous ne sommes pas ouverts, sommes-nous présents à l’amour ?

La vie est AMOUR INCONDITIONNEL !

Sans focaliser sur le mot « amour », n’engendrons point une image pseudo-solide que nous allons ensuite associer à ce mot « amour » ! Procédant ainsi nous sommes fermés à l’amour !

ET sans AMOUR nous n’agissons pas mais réagissons pour DEVENIR !

Ainsi chaque moment de la vie nous le vivons sans le comparer avec ce que nous aurions pu AVOIR, ce que nous aurions aimé faire, car quoi que nous avons, quoi que nous fassions, nous sommes entièrement présents ICI ET MAINTENANT et que RIEN n’est MIEUX que d’être ici et maintenant !

Au final, selon MA vision limitée, JE suis différent et être attentif au simple fait que tout cela n’est qu’une modélisation, engendre alors un changement profond qui n’est pas le fruit d’une volonté, d’un contrôle !

L’éveil à tout «ce qui est » sans chercher à être éveillé !

Nous n’avons nul besoin de rechercher à être autre chose que ce que nous sommes ici et maintenant, ni de modéliser ce que nous pouvons bien être ou aimerions devenir !

Nous n’avons nul besoin de rechercher à vivre autre chose que ce qui est en train d’être ici et maintenant, car quoiqu’il arrive, ici et maintenant tout est relié, tout est UN !

Et ce que « MOI » est en train de vivre n’est qu’une modélisation et que présent, ici et maintenant, attentif, ouvert, dans l’acceptation, la bienveillance, la compassion et l’amour alors est la présence à « ce qui est » et TOUT est relié sans aucune séparation !

ET s’il n’y à point de séparation, est-il encore nécessaire de comparer ? De juger ? De niveler ? De vivre ceci au lieu de cela ? De définir l’échec ou la réussite ?

Alors VIVONS PLEINEMENT ICI ET MAINTENANT et AIMONS à l’infini et inconditionnellement chaque moment présent sans croire que chaque moment est un fragment mais en étant présent au simple fait que chaque moment est UN et TOUT à la fois !

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